En Afrique du Sud, le pays ne sait pas trop à quoi s'attendre à l'approche du 30 juin, date choisie par des organisations anti-immigration illégale pour réclamer le départ des étrangers en situation irrégulière. Les principaux syndicats du pays ont appelé les travailleurs à ne pas prendre part à ce mouvement et à ne pas déserter leur poste. Différents groupes contestataires promettent des manifestations dans le calme, mais les pouvoirs publics se méfient des possibles débordements.
Les autorités sont sur le qui-vive, ayant en mémoire les émeutes de 2021 qui avaient fait plus de 350 morts suite à l'incarcération de l'ancien président Jacob Zuma. Cette fois-ci, elles ne veulent pas être prises par surprise, et l'armée pourra, si besoin, être mobilisée, pour compléter la présence policière.
C'est une opération onéreuse comme le détaille le ministre de la Police, Firoz Cachalia. « Ça va coûter près de 600 millions de rands (près de 30 millions d'euros, Ndlr) à nos services. Voilà ce que représentent financièrement les tentatives de déstabilisation du pays. C'est la responsabilité de la police sud-africaine de protéger les infrastructures et d'assurer la sécurité de la population », a-t-il déclaré.
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Le gouvernement devrait rencontrer différents élus locaux dans la semaine, et multiplie les appels au calme et à la conduite de manifestations pacifiques.
Plus surprenant, le roi des Zoulous a lui aussi pris la parole, pour condamner tout recours à la violence. Et ce alors que Misuzulu Zulu lui-même ainsi que son père ont eu, par le passé, une position très ambivalente sur la question. « Les gens sont toujours en quête d'une vie meilleure, cherchant à voir si l'herbe est plus verte ailleurs pour eux et leur famille. Je vous le demande, peuple zoulou, descendants de Shaka : ne faites pas verser du sang, ne maltraitez pas ces personnes. Elles sont pauvres, tout comme nous, c'est pourquoi elles sont ici », a-t-il lancé.
Les violences anti-immigration illégale dans le pays ont déjà fait trois morts cette année selon les pouvoirs publics sud-africains : deux ressortissants mozambicains et un Malawite.