Madagascar: Transparence des finances publiques - L'UE lance deux projets sur la redevabilité

Financés par l'Union européenne dans le cadre de l'initiative Global Gateway, deux nouveaux projets de gouvernance publique ont été lancés le 22 juin à Antananarivo.

Dotés d'une enveloppe globale de plus de 80 milliards d'ariary, ces projets visent à renforcer la transparence des finances publiques, à moderniser l'administration et à rapprocher davantage l'État des citoyens.

Plus de transparence, une administration plus efficace et des services publics mieux organisés. Telle est l'ambition portée par les deux nouveaux projets du programme « Tous Redevables », mis en oeuvre avec l'appui de l'Union européenne, d'Expertise France et du Bureau des Nations unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS). Lancées le 22 juin au Grand Café de la Gare Soarano, ces initiatives s'inscrivent dans la continuité de dix années d'accompagnement européen en matière de gouvernance publique à Madagascar.

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Le premier projet, intitulé « Pour une gouvernance démocratique et des finances publiques transparentes à Madagascar », est doté d'un financement de 63,5 milliards d'ariary et est porté par Expertise France. Déployé dans les régions du Vakinankaratra, de la Haute Matsiatra et de la Diana, il repose sur trois axes majeurs: une gestion plus transparente des finances publiques, un meilleur accompagnement des collectivités territoriales et une justice plus accessible et plus efficace.

Contrôle

Le projet est mené avec la participation des ministères de la Justice, de l'Économie et des Finances, ainsi que de l'Intérieur et de la Décentralisation.

Le second projet, baptisé « Vers une administration numérique et redevable », est piloté par l'UNOPS, avec un financement d'environ 17 milliards d'ariary sur 36 mois. Il concerne Antananarivo, Toamasina, Mahajanga, Fianarantsoa et Toliara. Son objectif est d'accélérer la modernisation des systèmes d'information de l'État et d'améliorer l'efficacité des services publics. Au coeur de cette transformation figure AUGURE, le système de gestion des ressources humaines de l'administration, qui concerne près de 230 000 fonctionnaires.

Selon la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, ces projets répondent à une volonté de promouvoir une meilleure gouvernance et une plus grande redevabilité des institutions publiques. Elle a rappelé que « les fonds publics n'appartiennent pas à l'État, mais au peuple malgache», soulignant qu'ils doivent servir au financement des infrastructures, de l'éducation, de la santé et à la création d'un environnement favorable aux investissements.

La garde des Sceaux a également insisté sur le renforcement du contrôle des finances publiques et sur la lutte contre les détournements de fonds. Elle a évoqué les rapports transmis aux organes compétents, notamment au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), ainsi que le rôle de la justice dans le suivi des dossiers liés à la mauvaise gestion des ressources publiques.

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