Le conseiller à l'Enseignement supérieur, Bernard Mpassi Mabiala, a ouvert le 22 juin à Kintélé les travaux du séminaire de formation consacré à la conception de projets bancables et finançables, qui a réuni plusieurs enseignants chercheurs venus de l'Université Denis-Sassou-N'Guesso (UDSN) et de l'Université Marien-Ngouabi (UMNG).
La rencontre vise à renforcer les compétences des participants dans l'élaboration de projets susceptibles d'attirer des financements auprès des institutions financières et des partenaires au développement. Durant trois jours, ils vont être initiés aux différentes étapes de montage d'un projet bancable, notamment l'identification des opportunités, l'étude de faisabilité, l'analyse financière, l'évaluation des risques ainsi que la rédaction de plans d'affaires répondant aux exigences des bailleurs de fonds. Ces projets de recherche concernent les mines, les bâtiments, les travaux publics, l'eau, la santé.
Selon les organisateurs, cette formation s'inscrit dans une dynamique de promotion de l'entrepreneuriat et de l'innovation au sein du système éducatif. L'objectif est de permettre aux enseignants chercheurs de transmettre à leur tour ces compétences aux apprenants afin de favoriser l'émergence de projets viables et créateurs d'emplois.
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« Des projets de recherche capables d'attirer les investissements et d'accompagner l'Université Denis-Sassou-N'Guesso à la mise en oeuvre de ses objectifs, notamment sa politique de recherche. On a mis en place une politique de recherche pour qu'on n'ait pas un projet par chercheurs. On va avoir quatre projets transversaux, transdisciplinaires et tout le monde va travailler selon ses spécialités dans ces projets. Aujourd'hui, il ne suffit plus d'avoir une idée de projet. Il faut être capable de la structurer, de démontrer sa rentabilité et son impact socio-économique pour convaincre les investisseurs », a indiqué le Pr Ange Antoine Abéna, président de l'UDSN.
Les échanges vont également porter sur les mécanismes de financement disponibles, les critères d'évaluation des projets par les banques ainsi que les stratégies permettant d'améliorer l'attractivité des propositions de financement.
Animé par les acteurs qui soutiennent les projets de recherche en Côte d'Ivoire, notamment ceux du Fonds pour la recherche, la technologie et l'innovation, l'atelier s'inscrit pleinement dans l'économie de mobilisation des ressources pour mieux financer les projets de recherche et contribuer à l'économie du pays. Investir nécessite d'avoir des ressources humaines. Investir nécessite d'avoir de l'argent.
Ce que nous allons essayer de faire pendant trois jours, c'est partager l'expérience que nous avons en Côte d'Ivoire en termes de mobilisation des ressources. Comment, au plan national, nous nous sommes organisés pour mobiliser des ressources ? Comment, au plan international, nous pouvons profiter des réseaux existants pour capter des ressources au bénéfice de la recherche et de l'innovation du Congo », a indiqué le Dr Sangaré Yaya.
Le conseiller à l'Enseignement supérieur de la ministre en charge de l'enseignement supérieur a reitéré la nécessité de cette formation. « De nos jours, les chercheurs doivent désormais être capables de monter des projets de recherche bien structurés, d'identifier les opportunités de financement et de cibler les bons acteurs ou bailleurs de fonds selon leurs actes de recherche et présenter des projets compétitifs », a indiqué Bernard Mpassi Mabiala.
Les participants ont salué l'initiative, estimant que cette formation répond à un besoin réel de renforcement des capacités dans un contexte où la recherche de financements constitue un défi majeur pour de nombreux porteurs de projets. Ils ont exprimé leur volonté de mettre en pratique les connaissances acquises et de les intégrer dans leurs activités pédagogiques. Ils ont encouragé les enseignants à jouer un rôle de premier plan dans l'accompagnement des jeunes entrepreneurs et dans la promotion d'une culture de gestion de projets axée sur la performance et la durabilité.
Ce séminaire marque ainsi une étape importante dans le développement des compétences de projets et dans la préparation d'une nouvelle génération de porteurs de projets capables de répondre aux exigences du marché financier. Signalons que la leçon inaugurale de cet atelier de formation a porté sur l'enjeu et le défi du financement de la recherche en Afrique, exemple de la Côte d'Ivoire et du Fonds pour la recherche, la technologie et l'innovation.