Les experts de l'AES se sont réunis à Ouagadougou, le mardi 23 juin 2026, autour d'un atelier d'élaboration d'un document-cadre stratégique en vue des futures consultations entre la Confédération des Etats du Sahel et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)
La Confédération des Etats du Sahel (AES) trace peu à peu les pistes de collaboration et d'échanges futurs avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). En effet, le mardi 23 juin dernier, les experts de l'AES, réunis en atelier à Ouagadougou, vont produire au sortir de leur rencontre un document-cadre stratégique en vue des futures consultations entre l'AES et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Selon le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso, Hermann Yirigouin Toé, il s'agit d'un rendez-vous des experts pour préparer un document fiable sur « l'avenir des rapports futurs et définir la doctrine de négociation » entre la confédération et la CEDEAO. Pour lui, ce document est avant tout la boussole diplomatique de l'AES et vise à déterminer clairement une approche commune pour formaliser les lignes de négociation et d'échange avec la CEDEAO, tout en garantissant la souveraineté et les intérêts supérieurs des populations de l'AES.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Il a précisé que lorsque le Mali, le Burkina Faso et le Niger officialisaient leur retrait de la CEDEAO le 29 janvier 2025, ce n'était pas pour développer une politique isolationniste, mais plutôt pour consolider leur propre union et s'organiser de manière souveraine pour assurer la paix, la sécurité et le développement de leurs Etats. Ainsi, a ajouté Hermann Yirigouin Toé, avec la main tendue de la CEDEAO et la désignation d'un médiateur désigné, il est de bon ton que la confédération prépare le terrain pour les échanges de haut niveau à venir.
Dans un esprit de dialogue constructif
Ainsi, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères a indiqué que la rencontre va permettre précisément d'identifier les principaux domaines de négociation, évaluer l'impact sur la souveraineté et les populations de l'espace commun, et produire un document-cadre qui va servir de guide dans la démarche des négociations.
En effet, l'objectif de cet atelier est de doter la Confédération d'un document de référence stratégique permettant d'orienter les discussions sur les questions d'intérêt commun, notamment l'intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens, la coopération économique, la sécurité régionale ainsi que les mécanismes de concertation entre les deux espaces.
Durant trois jours, les participants examineront les différents axes de coopération et identifieront les priorités stratégiques susceptibles de renforcer les relations entre l'AES et la CEDEAO dans un esprit de dialogue constructif, de respect mutuel et de préservation des intérêts des peuples de la région, comme l'a précisé le chef de la délégation du Niger, l'ambassadeur Ousmane Alhassane. Selon lui, il est nécessaire de mettre sur pied une démarche commune issue des valeurs et des principes de l'AES pour aller vers des négociations bénéfiques pour les communautés de l'espace confédéral.
Aussi, le chef de la délégation des experts venus du Mali, l'ambassadeur Mahamane Maïga, a fait savoir qu'il était nécessaire de disposer d'une feuille de route claire devant permettre aux plus hautes autorités de mener les négociations en toute souveraineté. D'ailleurs, il a précisé que le travail préparatoire qui se fait résulte des instructions et orientations des trois chefs d'Etat de l'AES depuis la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l'espace confédéral et le président de la commission de la CEDEAO, en mai 2026.