La ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a échangé, le 23 juin à Brazzaville, avec les plateformes des associations des retraités affiliées à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). L'objectif était de s'enquérir des conditions des anciens actifs du secteur privé, conformément au droit.
La ministre de la Sécurité sociale a écouté les préoccupations des retraités de la CNSS, dont ceux de la Confédération des retraités contractuels du Congo et de la Coordination des associations des retraités du Congo. Ces derniers ont déploré l'absence de dialogue avec les prédécesseurs, saluant cette fois l'initiative de ce face-à-face direct.
Les retraités ont exposé à la ministre une situation financière difficile, avec dix-huit trimestres d'arriérés de pensions. À cela s'ajoutent des difficultés de fonctionnement, les pensions versées une fois tous les trois mois ne permettant pas d'assurer la gestion courante de l'association, comme l'organisation des assemblées générales.
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Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a été également informée que le poste de représentant des retraités au Conseil d'administration de la CNSS est vacant depuis près d'un an, suite au décès de son titulaire. Ils réclament un remplacement rapide pour disposer à nouveau d'un interlocuteur au sein de cette direction. De plus, les associations dénoncent l'interdiction qui leur est faite de recevoir des subventions de la CNSS, une mesure qu'elles attribuent aux directives de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale. Cette situation entrave leur capacité à fonctionner correctement, notamment pour la tenue de leurs assemblées générales annuelles.
Face à ces préoccupations, la ministre s'est engagée à examiner ces dossiers avec attention. Consciente de l'ampleur de la tâche, à savoir régulariser les arriérés, rétablir un dialogue institutionnel et améliorer les conditions de vie des retraités, elle a insisté sur l'humilité et l'importance de s'appuyer sur ces acteurs de terrain. « Le travail qui m'attend est très important, mais il sera facilité par le soutien de ces partenaires essentiels à la réussite de ma mission », a-t-elle indiqué.
De leur côté, les retraités ont promis de remettre à la ministre un document détaillé, actualisé et consolidé après une réunion de concertation interne. Pour la ministre, après la rencontre avec ceux de la Caisse de retraite des fonctionnaires et ceux désormais de la CNSS, cette démarche s'inscrit dans la volonté de vérifier que les dispositifs en place au Congo répondent effectivement aux objectifs fixés par les politiques publiques, à savoir garantir qu'après une vie de cotisation, chaque retraité puisse pleinement jouir de ses droits.