L'avocate kényane Martha Karua, qui fait partie de l'équipe juridique de l'opposant Kizza Besigye arrêté en novembre 2024, a été refoulée lundi à son arrivée en Ouganda alors qu'elle venait assister l'opposant ougandais Erias Lukwago, ancien maire de Kampala, arrêté, molesté et emprisonné la semaine dernière. Matha Karua a décrit une expérience « humiliante » à l'aéroport et différents réseaux d'avocats de la région ont dénoncé une expulsion qui enfreint les traités de libre circulation en Afrique de l'Est.
Avant son voyage en Ouganda, l'avocate spécialiste des droits humains Martha Karua avait obtenu toutes les autorisations nécessaires pour se rendre dans le pays. Elle a atterri lundi vers 8h30 à l'aéroport d'Entebbe, à bord d'un appareil Kenya Airways, accompagnée de deux autres avocats kenyans.
Après avoir passé les contrôles, Martha Karua a été interpellée par une représentante des services de l'immigration alors qu'elle attendait ses bagages. Cette agente a expliqué à l'avocate qu'elle n'aurait pas dû être autorisée à entrer dans le pays.
Emmenée dans un bureau de l'immigration, Martha Karua s'est vu confisquer son téléphone portable, avant d'être informée qu'elle ne serait pas autorisée à entrer en Ouganda.
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« Violation des traités de libre circulation »
Une fois renvoyée au Kenya, Martha Karua a obtenu le soutien des différentes associations d'avocats de la région, qui ont notamment dénoncé « une violation des traités garantissant la libre circulation » des citoyens est-africains dans la région. De plus, l'avocate expulsée était dûment accréditée pour pouvoir plaider en Ouganda.
Amnesty International a dénoncé « une expulsion illégale et inacceptable » et demandé une nouvelle fois « la libération immédiate d'Erias Lukwago et Kizza Besigye ».
