« Ce sont 21 500 marchés publics qui ont été audités », au dire de Dr Oumar Ouattara, secrétaire général de l'Autorité de régulation de la commande publique (Arcop). Il était l'invité de la tribune d'échanges « Tout savoir sur » du Centre d'information et de communication gouvernementale (Cicg), le 23 juin 2026, à Abidjan-Plateau.
Il a indiqué que ces audits visent à vérifier la conformité des procédures, mais également la qualité des ouvrages réalisés grâce aux fonds publics. Ils permettent ainsi de renforcer la confiance dans le système de commande publique et de prévenir les malfaçons.
Bien avant, Dr Oumar Ouattara, a présenté les missions, les acquis et les défis de l'institution chargée de veiller à la régularité des marchés publics en Côte d'Ivoire. Il a indiqué que l'Arcop intervient à travers trois missions essentielles : le renforcement du système de la commande publique, la gestion des recours et le suivi de la performance du système. Dans ce cadre, près de 14 000 acteurs ont déjà été formés aux procédures de passation des marchés publics. L'institution a également rendu environ 2 000 décisions relatives à des irrégularités constatées dans les procédures de passation et d'exécution des marchés, a-t-il fait savoir.
Le secrétaire général de l'Arcop a souligné que son institution dispose de prérogatives lui permettant d'agir en cas d'irrégularités avérées. « Lorsque nous sommes saisis et que les faits sont établis, nous pouvons annuler un appel d'offres ou une attribution de marché », a-t-il expliqué. Il a aussi précisé que tout soumissionnaire estimant avoir été lésé peut exercer un recours auprès de l'autorité contractante, avant de saisir l'Arcop qui statue sur la recevabilité, puis sur le fond du dossier.
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Les actions du régulateur ont conduit à l'exclusion de près de 180 entreprises des procédures de marchés publics pour une durée de deux ans. L'institution a également proposé des sanctions à l'encontre de trois acteurs publics impliqués dans des manquements aux règles en vigueur.
Au dire du secrétaire général de l'Arcop, parmi les irrégularités les plus fréquentes, figurent les divergences d'interprétation des critères d'évaluation des offres, ainsi que la production de documents inexacts ou falsifiés par certains soumissionnaires.