En 15 minutes, Roxana Collet dit l'essentiel sans détour. Ce Budget assure la continuité - services publics, écoles, hôpitaux - mais pour Rodrigues, la stabilité seule ne suffit pas. L'île autonome ne doit pas rester en marge des mesures nationales. Elle salue le recul sur le means-testing des pensions : «Quand une mesure sème la panique, il est louable de la réviser», avant de revenir aux réalités de Rodrigues. La décentralisation sans moyens n'est qu'une illusion.
Les Rs 11,2 milliards de dotations ne suffiront pas si les règlements locaux restent désalignés, si les entrepreneurs se heurtent aux procédures trop longues, si les jeunes sont exclus des programmes d'innovation nationale. Son interpellation la plus pressante a porté sur l'hôpital Queen Elizabeth de Crève-Coeur, dont le statut régional n'est toujours pas reconnu. «Trop souvent, nos patients quittent Rodrigues pour chercher des soins ailleurs. Certains ne reviennent pas vivants.»
Transport public, forces de l'ordre, culture, énergie renouvelable, sport, audits : elle dresse une liste de chantiers urgents avec un message central - chaque roupie doit être utilisée avec rigueur, et Rodrigues doit avancer au même rythme que l'île soeur.