Le directeur exécutif de l'Autorité nationale de biosécurité (ANB), professeur Aliou Ndiaye, a lancé un appel pressant en faveur de la validation rapide des textes réglementaires prévus par la loi 2022-20 du 14 juin 2022, qui encadre les questions de biosécurité, y compris celles liées aux organismes génétiquement modifiés (OGM).
C'était à l'occasion d'un atelier destiné aux journalistes, organisé ces 22 et 23 juin 2026 pour sensibiliser les journalistes sur les biotechnologies contemporaines, ainsi que sur le cadre légal et institutionnel en vigueur au Sénégal. « Nous mettons tout en œuvre pour que ces décrets d'application soient enfin signés. La loi, adoptée une première fois en 2009, a été révisée en 2022, mais ses textes d'application restent toujours en attente », a-t-il déploré.
Il a souligné qu'une fois ces décrets en place, les compétences scientifiques disponibles au niveau national pourraient être pleinement mises à profit pour améliorer les espèces végétales et animales via les biotechnologies modernes, dans le cadre de recherches menées en laboratoire. Le professeur Alioune Ndiaye a rappelé que l'ANB, qui relève du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique, se trouve actuellement freinée dans ses missions essentielles (régulation, évaluation et contrôles sur le terrain) par l'absence de ces textes réglementaires.
« Nos équipes disposent d'un savoir-faire certain, mais elles ne peuvent pas concrétiser de travaux de recherche tant que les décrets ne sont pas signés. C'est ce qui conditionne l'obtention des autorisations nécessaires pour intervenir en laboratoire », a-t-il expliqué. Il a également tenu à clarifier que toute culture d'OGM demeure, dans le contexte juridique actuel, impossible sans l'entrée en vigueur de ces décrets.
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Mais au-delà de ce blocage administratif, le directeur exécutif a tenu à rassurer sur l'apport des biotechnologies, qu'il présente comme un outil complémentaire et non comme une solution miracle. « Elles ne résoudront pas tout en un clin d'oeil, mais elles peuvent renforcer les approches existantes et nous offrir des réponses plus solides face aux défis de notre époque », a-t-il nuancé.