Alors que l'intelligence artificielle redéfinit le monde à marche forcée, l'humanité se trouve à la croisée des chemins : cette technologie sera-t-elle un instrument de domination, ou un bien commun au service de tous ? Dès 2018, lors de la première Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle (WAIC) à Shanghai, le président Xi Jinping a apporté la réponse de la Chine : « La Chine est prête à promouvoir le développement, à protéger la sécurité et à partager les fruits de l'IA avec tous les pays. » Dans le contexte actuel de montée de l'unilatéralisme et du protectionnisme, cette proposition revêt une importance capitale.
La tendance à la politisation de l'IA et aux contrôles stricts à l'exportation nourrit la crainte d'un nouvel affrontement technologique entre grandes puissances. Dans ce contexte, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré : « L'IA n'est pas un brevet réservé aux grandes puissances, et encore moins un terrain de confrontation. »
Cette position définit l'approche de Beijing : privilégier à la fois le développement et la sécurité. Sous l'égide de l'ONU, la Chine plaide pour des règles centrées sur l'humain, équitables et inclusives. Elle s'oppose fermement à l'utilisation de la « sécurité » comme prétexte pour imposer des blocus technologiques et priver les pays du Sud global de leur droit au développement, refusant de les confiner au rang de simples consommateurs.
Un partage réel passe par une technologie qui profite aux pays en développement. Pendant longtemps, les modèles dominants ont privilégié l'anglais, reléguant les langues et cultures africaines au second plan. La marginalisation des langues africaines dans le monde numérique commence à reculer.
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En Ouganda, des développeurs locaux ont entraîné le modèle « Sunflower », capable de comprendre le swahili, en s'appuyant sur l'architecture open source chinoise Qwen. Parallèlement, via les Ateliers Luban au Kenya et en Égypte, la Chine intègre l'IA dans l'enseignement et forme les jeunes aux métiers du numérique. Et la Chine travaille actuellement à la création de l'Organisation mondiale de coopération sur l'IA, agissant concrètement pour le multilatéralisme et le partage des modèles et des données.
Lors de la cérémonie de clôture de la WAIC 2025, des robots chiens technologiques ont présenté un spectacle de danse du lion traditionnelle chinoise.
Alors que la prochaine Conférence mondiale sur l'IA ouvrira ses portes à Shanghai en juillet, il est essentiel de réaffirmer cet engagement. Le progrès ne se mesure pas seulement à la vitesse de la technologie, mais à sa capacité à servir l'homme. La Chine est prête à œuvrer avec l'Afrique et tous les pays partageant cette vision pour construire un système de gouvernance de l'IA ouvert, juste et inclusif.