Afrique Centrale: Développement - La Commission climat du bassin du Congo consacre une première séance de travail sur le marché carbone

Portée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le Japon et le Congo, la première édition du forum sur le marché régional du carbone de la Commission climat du bassin du Congo (CCBC), consacrée à l'atelier de lancement du projet sur le renforcement de la finance carbone pour préserver les forêts du bassin du Congo et la formation technique régionale sur les concepts, mécanismes et applications pratiques sur le marché carbone, a été organisée 16 au 19 juin à Brazzaville.

Placé sous le patronage de la ministre de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, secrétaire exécutive de la CCBC, Arlette Soudan-Nonault, le forum a réuni plusieurs experts autour d'un objectif commun : l'accès aux opportunités des marchés du carbone et des mécanismes de finance climatique pour les pays du bassin du Congo.

Les échanges ont principalement porté sur l'examen du projet « Renforcement de la finance carbone pour préserver les forêts du bassin du Congo et formation technique régionale sur les concepts, mécanismes et applications pratiques sur le marché du carbone » ; la stratégie régionale de financement du marché carbone et du Fonds bleu; la formation technique sur le renforcement des capacités sur les concepts fondamentaux des marchés du carbone.

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Présent à ce forum, le directeur régional adjoint du Centre régional du Pnud pour l'Afrique de l'Ouest et du centre, Adama Bocar Soko, a saisi cette occasion pour réitérer son engagement dans la préservation des écosystèmes forestiers du bassin du Congo.

« Le Pnud demeure pleinement engagé aux côtés de la CCBC, des gouvernements du bassin du Congo, du gouvernement du Japon et de l'ensemble des partenaires pour accompagner cette dynamique régionale et contribuer à faire de la finance carbone un véritable levier de préservation des forêts, de création d'opportunités économiques et de développement durable », a-t-il fait savoir.

De même, le Japon qui finance à hauteur de 580 000 dollars américains ce projet, a aussi réaffirmé son engagement à oeuvrer au côté du Congo pour faire du bassin du Congo « un modèle de gestion durable des écosystèmes forestiers», appelant toutefois à la transparence dans la gestion des ressources.

« Ensemble, nous devons veiller à ce que les bénéfices générés par ces mécanismes contribuent réellement à la protection des forêts et à l'amélioration des conditions de vie des communautés locales qui dépendent directement des ressources forestières », a conseillé Maekawa Hidenobu, ambassadeur du Japon.

A l'issue des échanges, la ministre a fixé les priorités du gouvernement pour l'opérationnalisation de ce projet. « Une des activités à mettre rapidement en oeuvre est la finalisation de l'élaboration de la stratégie régionale de la finance et du marché de carbone dont les axes stratégiques ont été adoptés en Conseil des ministres de la Commission », a recommandé Arlette Soudan-Nonault.

Signalons que les marchés du carbone peuvent jouer un rôle important en comblant le déficit de financement pour la lutte contre le changement climatique en Afrique. Très récemment, l'Union africaine a appelé les partenaires au développement à mobiliser au moins en dollars 1,3 à 1,6 billion au cours de la décennie décisive 2020-2030.

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