Après la bataille au sein des instances décisionnelles, le bras de fer entre Romy Castel, l'héritière du fondateur du groupe Pierre Castel, et son directeur général, Grégory Clerc, au sein du groupe Castel s'étend désormais au Cameroun.
Dans un communiqué du lundi 22 juin, Romy Castel dénonce le processus de cession des parts de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), dont une filiale de Castel est majoritaire.
La vente effectuée par Somdia, une filiale de Castel, n'est pas du goût des héritiers Castel. Romy Castel estime que Grégory Clerc - le directeur général du groupe et avec lequel elle est en conflit - cherche à « brader un actif stratégique au lieu de le redresser ». Romy Castel, qui cherche à prendre les commandes du groupe, promet « un plan d'investissement, d'expansion et de maintien de l'emploi pour Sosucam », dont plus de 80 % des parts sont détenues par la filiale de Castel, Somdia.
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La holding mère de Castel, présidée par Grégory Clerc, assure que les décisions sont prises « après analyse approfondie des enjeux industriels, financiers, sociaux et réglementaires ». DF Holding assure également que Romy Castel a été convoquée à cinq conseils d'administration lors desquels la situation de la Sosucam était à l'ordre du jour. La filière sucrière est structurellement déficitaire, ce qui pourrait justifier la motivation de cette vente.
Selon Jeune Afrique, le Camerounais William Nkontchou et le Nigérian Aliko Dangote auraient déjà fait part de leur intérêt de reprise.
Face à la sensibilité de l'entreprise - tant par son rôle dans l'approvisionnement local en sucre que par son importance, avec plusieurs milliers d'emplois saisonniers en jeu - le gouvernement camerounais a imposé la mise en place d'un comité stratégique pour encadrer l'opération.