Luanda — Le Représentant permanent de l'Angola auprès des Nations Unies, Francisco da Cruz, a réaffirmé lundi à New York l'engagement de son pays à éliminer le sida en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030.
Un communiqué de presse transmis à l'ANGOP par la Mission permanente de l'Angola indique que cette position a été réitérée lors du débat de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la mise en oeuvre de la Déclaration d'engagement et des politiques relatives au VIH/sida.
Dans ce document, Francisco da Cruz a déclaré que personne ne serait laissé pour compte et que le droit à la santé et à la dignité de toutes les personnes touchées par le VIH serait pleinement respecté, protégé et promu.
Il a souligné que la riposte mondiale se heurte à des défis importants, les objectifs fixés pour 2025 n'ayant pas été pleinement atteints et le monde étant encore loin de l'objectif d'éradiquer le sida d'ici 2030.
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Le diplomate a indiqué que l'Angola renforçait sa riposte nationale grâce à un accroissement des investissements nationaux, à l'intégration des programmes de lutte contre le VIH dans les systèmes de santé, à la protection sociale et à l'intensification des efforts de lutte contre la stigmatisation et la discrimination.
Il a ajouté que ces efforts produisaient des résultats concrets : le Programme de prévention de la transmission mère-enfant a touché 81 % des femmes enceintes vivant avec le VIH, contribuant ainsi à une réduction de la transmission mère-enfant, passée de 26 % en 2019 à 13 % en 2025.
Il a précisé que malgré ces progrès, la maladie demeure un enjeu majeur de santé publique en Angola, avec environ 21 000 nouvelles infections et 13 000 décès liés au VIH enregistrés l'an dernier, touchant de manière disproportionnée les femmes, les filles et les populations clés.
Francisco da Cruz a également exprimé le soutien de son pays à la déclaration politique de 2026 sur le VIH/sida, y voyant un engagement renouvelé à accélérer la riposte mondiale à l'épidémie.
Il a souligné quatre priorités fondamentales : le renforcement de la solidarité internationale et d'un financement durable ; la garantie d'un accès équitable à l'innovation grâce à des technologies de prévention à long terme ; la promotion et la protection des droits humains par un soutien continu aux initiatives communautaires ; et le renforcement d'un système multilatéral efficace.
Il a réaffirmé le soutien de l'Angola à la Déclaration de Lusaka et à la position commune africaine sur le VIH, soulignant qu'aucun pays ne pourra éradiquer le sida seul.
Il a affirmé que la solidarité mondiale, la responsabilité partagée et un financement durable demeurent essentiels à la réalisation des objectifs communs.