Luanda — L'Angola a ramené à 13 % le taux de transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) de la mère à l'enfant, soit une baisse de 50 % par rapport aux 26 % enregistrés en 2019.
Les données ont été présentées ce lundi à Luanda par le secrétaire d'État à la Santé publique, Carlos Pinto de Sousa, à l'ouverture d'un atelier de bilan du VIIe Plan stratégique national de réponse au VIH, aux hépatites virales et autres infections sexuellement transmissibles (IST).
À cette occasion, le responsable a souligné les progrès réalisés dans la prévention de la transmission verticale du VIH, indiquant que 22 444 femmes enceintes séropositives ont été intégrées ces dernières années dans les programmes de prévention de la transmission mère-enfant, contribuant ainsi à la réduction des nouvelles infections chez les enfants.
Selon lui, ces résultats découlent du renforcement du dépistage, du suivi prénatal et de l'accès au traitement antirétroviral, des mesures ayant permis d'améliorer la santé maternelle et de réduire significativement le risque de transmission pendant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement.
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Carlos Pinto de Sousa a également indiqué que l'Angola maintient l'un des taux de prévalence du VIH les plus faibles d'Afrique subsaharienne, estimé à 1,6 % selon l'Enquête à indicateurs multiples et de santé (IIMS 2023-2024).
Malgré ces avancées, il a souligné la persistance de défis importants, estimant qu'environ 370 000 personnes vivent actuellement avec le VIH dans le pays, dont 260 000 femmes et environ 27 000 femmes enceintes séropositives.
Il a précisé que le nombre de personnes sous traitement antirétroviral est passé de 128 292 en 2021 à 188 426 en 2025, tandis que le taux de suppression virale a progressé de 79 % à 87 % sur la même période.
« Les défis continuent d'exiger de nous une action multisectorielle, coordonnée, durable et fondée sur des données probantes », a-t-il déclaré.
La rencontre a également marqué le lancement du processus d'élaboration du VIIIe Plan stratégique national de réponse au VIH, aux hépatites virales et autres IST pour la période 2027-2030.