L'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) s'apprête à ouvrir une session extraordinaire. À l'ordre du jour : un collectif budgétaire, c'est-à-dire une révision du budget de l'État pour l'exercice 2026. Une révision à la hausse, alors que les dépenses liées au conflit dans l'est continuent de peser sur les finances publiques.
Selon Adolphe Muzito, vice-Premier ministre, ministre du Budget de la RDC, ce collectif budgétaire répond à « l'évolution du cadre macroéconomique » et à des recettes non intégrées au budget initial.
Il évoque une hausse de la production et des exportations de cuivre, conjuguée à une remontée des cours du cuivre et du cobalt. Des facteurs qui auraient permis d'augmenter les recettes propres de l'État, malgré un recul des financements extérieurs.
Une croissance du secteur extractif
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Sur ce dernier point, les états de suivi budgétaire du ministère du Budget consultés par RFI montrent qu'aucun paiement sur ressources extérieures n'avait été exécuté à la fin mars, contre un taux d'exécution de 56,4 % sur les ressources propres.
Le Fonds monétaire international (FMI), dans son rapport de janvier, confirme une croissance du secteur extractif proche de 12 % en 2024, tirée par le cuivre et le cobalt, tandis que les dépenses sécuritaires liées au conflit dans l'est de la RDC continuent de peser sur l'exécution du budget.
Des ressources propres de l'État en hausse de 5,5 milliards de dollars
Résultat avancé par Adolphe Muzito : les ressources propres de l'État passeraient de 10 milliards à environ 15,5 milliards de dollars cette année.
Le texte doit être adopté en commission puis en plénière, avant transmission au Sénat.