Centrafrique: Des épreuves du bac dans un lycée de Bangui un an après un mouvement de panique mortel

En Centrafrique, un an après le drame du lycée Barthélémy Boganda, les candidats au bac composent à nouveau dans cet établissement scolaire de Bangui. Ce 25 juin 2026 marque le premier anniversaire de cette tragédie qui avait coûté la vie à une vingtaine d'élèves et fait plus d'une centaine de blessés. Depuis le 22 juin, les épreuves se déroulent dans tout le pays.

Au centre numéro 1 du lycée Barthélémy Boganda, l'ambiance reste particulière. Le souvenir de l'explosion d'un transformateur d'Énergie centrafricaine (Enerca), l'entreprise publique de production, transport et distribution de l'électricité de la Centrafrique, qui avait provoqué un mouvement de panique parmi près de 6 000 candidats en 2025, demeure encore présent dans les esprits, malgré les mesures de sécurité prises par les autorités.

« Quand j'ai vu les mêmes bâtiments, ça ne m'a pas fait du bien »

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Très tôt, ce mercredi matin, avant la distribution des sujets, Jocelyn Grayo, président du centre numéro 1, fait le tour des salles pour rassurer les candidats. « Nous avons tenu une réunion technique le lundi, avant le lancement des épreuves, explique-t-il. Le mardi, j'ai parlé aux surveillants. Je leur ai demandé de ne pas revenir sur ce qui s'est passé. Je leur ai demandé aussi de les traiter [les candidats au bac, NDLR] comme leurs enfants ».

Au deuxième étage, le moindre bruit inhabituel fait encore sursauter certains élèves, comme Gemima. « J'ai eu peur, lâche-t-elle. Quand j'ai vu les mêmes bâtiments, ça ne m'a pas fait du bien ».

« Je me sens bien dans la salle »

Pour de nombreux candidats, comme Juste Guimbioko, le défi est double : réussir le baccalauréat et tourner la page du drame vécu il y a un an. « J'étais dans la même salle quand ça s'est passé, l'année dernière, expose-t-il. Mais, actuellement, pas de problème. Nous comptons seulement sur Dieu. Je me sens bien dans la salle. Je ne me rappelle plus de ce qu'il s'est passé l'année dernière. Je me sens à l'aise ».

Pour rassurer les élèves, les responsables du centre renforcent les mesures de sécurité. Jocelyn Grayo précise : « Les candidats composent alors qu'il y a aussi des sapeurs-pompiers. Ils sont là aussi pour nous prêter main forte. De nombreuses stratégies ont été mises en place pour que les choses puissent se dérouler dans de bonnes conditions. »

Jusqu'ici, les épreuves se déroulent sans incident. Elles prendront fin vendredi sur toute l'étendue du territoire de la République centrafricaine (RCA).

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