Burkina Faso: Un conditionnement de l'opinion publique internationale

En présentant, par la bouche d'un député européen, le Burkina Faso comme un « État failli » au plan sécuritaire sous le joug d'un « régime autocratique » où les « sanctuaires terroristes disposant d'armes de toutes natures prolifèrent », l'Union européenne prépare des interventions militaires musclées contre nos Etats sous le couvert de la « légitime défense ». En effet, sous le vocable d'armes de toutes natures, les « experts militaires occidentaux » en sont venus à y inclure, les missiles balistiques de longue portée, capables de porter des coups meurtriers aux capitales européennes, à partir de l'un quelconque de nos pays.

C'est ainsi qu'il est de plus en plus courant d'entendre les éditorialistes français évoquer cette hypothèse et la nécessité d'y mettre fin à titre « préventif ». A l'instar de la technique usitée par le Président américain George Bush Junior pour détruire l'Irak de Saddam Hussein qui commençait à devenir une vraie menace pour l'État hébreu. Il s'agit de trouver un alibi bâti sur la légitime défense pour attaquer nos pays. Derrière ces prétextes, se cachent comme à l'accoutumée le désir de nous maintenir sous leur joug séculaire et de tirer tous les profits découlant de cet assujettissement.

La volonté souverainiste enclenchée par nos pays, ne dessert pas uniquement la France, mais l'Europe entière dont l'équilibre énergétique dépend en grande partie de l'uranium nigérien et qui a besoin de nos ressources en or et minéraux précieux pour faire face aux autres grandes puissances à savoir la Russie, la Chine et les États-Unis qui la considère désormais comme un boulet au pied .

Derrière les diatribes verbales récurrentes se cache une campagne de conditionnement de l'opinion publique internationale pour justifier cette forfaiture en gestation. Après les organismes prétendument défenseurs des droits de l'homme, place est faite donc aux politiques pour donner plus de « respectabilité » à ces thèses saugrenues et tirées par les cheveux.

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Et , comme c'est une question de survie, il faut aller chercher le diable partout, même dans un bénitier. Impératif de survie, car, la France pour ne citer qu'elle est en passe de rejoindre le rang des pays pauvres très endettés selon les standards même des institutions de notation occidentales .

Le taux de suicide qui atteint des proportions inquiétantes dans le pays est illustratif de sa déliquescence économique et sociale. Le monde agricole est la principale cible de cette pauvreté surtout depuis la signature des accords du Mercosur qui a acté son acte de décès futur . Le secteur industriel n'est pas mieux loti avec la concurrence des produits chinois qui dictent leur loi sur le marché.

Et, comme Trump a porté le coup de grâce au secteur des sirupeux et des produits de luxe avec des droits de douane exorbitants, seules les guerres de prédation peuvent redonner vie au coq gaulois. D'où ces manœuvres terrestres, aériennes et navales observées à nos frontières respectives et que les autorités nigériennes viennent de dénoncer récemment.

Il faudrait cependant aller au-delà des condamnations de principe pour se préparer à tous les niveaux afin de faire face à cette guerre impérialiste que le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a si bien nommée l'hiver noir. L'heure n'est plus à la tergiversation et la mobilisation doit être maximale car l'honneur, la dignité et la survie de nos Etats est à ce prix. Quand l'homme refuse, il dit non !

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