Le ministère de la Famille, de la Femme, de l'Enfance et des Personnes âgées a publié mercredi soir une mise au point concernant le dossier du recrutement des diplômés de l'Institut supérieur des cadres de l'enfance de Carthage Dermech. Il y réaffirme que les recrutements dans la fonction publique sont effectués conformément aux postes prévus dans le budget du ministère, tout en mettant l'accent sur le soutien à l'emploi des diplômés dans le secteur privé et sur l'encouragement à l'initiative entrepreneuriale.
Dans son communiqué, le ministère indique avoir recruté, depuis 2019, 406 enseignants de jeunesse et d'enfance ainsi que des éducateurs diplômés de l'Institut supérieur des cadres de l'enfance, qui ont été affectés dans des établissements de la petite enfance sur l'ensemble du territoire national.
Le ministère rappelle également avoir annoncé mardi l'ouverture de deux nouveaux concours pour le recrutement de 120 enseignants de jeunesse et d'enfance et de 50 animateurs de jardins d'enfants au cours de l'année 2026. Selon la même source, ces recrutements se feront sur la base du mérite et de la compétence, dans le respect des principes de transparence, d'égalité des chances et d'équité entre tous les candidats, afin de garantir des services éducatifs de qualité au sein des structures d'accueil de l'enfance.
Le processus de sélection reposera, dans une première étape, sur un tri automatique fondé sur des critères objectifs combinant la moyenne obtenue au baccalauréat et les résultats universitaires des candidats. Une épreuve orale est prévue lors de la seconde phase.
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Le ministère souligne par ailleurs avoir renforcé ses efforts pour améliorer la qualité des services destinés à l'enfance et élargir leur couverture, tout en contribuant à l'insertion professionnelle des diplômés de l'enseignement supérieur selon les besoins du secteur.
Dans ce cadre, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour favoriser l'intégration professionnelle des diplômés, notamment ceux de l'Institut supérieur des cadres de l'enfance. Parmi ces mesures figurent l'introduction d'exigences obligatoires dans le cahier des charges relatif à l'ouverture des jardins d'enfants, imposant aux promoteurs et aux personnels encadrants de détenir un diplôme dans l'une des spécialités relevant de l'Institut, ainsi que des dispositifs de financement et d'encouragement à l'investissement privé.
Cette mise au point intervient alors qu'un groupe de diplômés de l'Institut mène depuis plusieurs jours un sit-in devant le siège du ministère, au centre de Tunis. Les protestataires dénoncent une modification des critères de recrutement dans le concours récemment annoncé, selon les déclarations de l'Union des diplômés chômeurs.