Longtemps freiné par la censure sous le régime de l’ancien président Omar el-Béchir, le cinéma soudanais continue de gagner en visibilité sur la scène internationale depuis la révolution de 2019.
Dernier exemple en date : « Cotton Queen », un long-métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, qui est actuellement projeté dans plusieurs salles des Émirats arabes unis. Selon le studio indépendant égyptien MAD Solutions, le film est à l’affiche dans différents complexes cinématographiques de Dubaï et d’Abu Dhabi.
Sorti en 2025, ce drame de 94 minutes suit le parcours de Nafisa, une adolescente vivant dans une région cotonnière du Soudan. L’arrivée d’un entrepreneur proposant des semences génétiquement modifiées vient bouleverser l’équilibre de sa communauté et raviver les tensions entre traditions et modernité.
À travers cette histoire, l’œuvre aborde plusieurs thématiques, notamment l’héritage colonial, le rôle des femmes, la préservation des savoirs locaux et les enjeux de souveraineté économique.
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Présenté à la Semaine internationale de la critique de Venise, « Cotton Queen » a également été récompensé par l’Alexandre d’or du meilleur long-métrage lors du Festival de Thessalonique, en Grèce.
Le succès du film illustre la dynamique d’un cinéma soudanais en pleine renaissance, porté par une nouvelle génération de réalisateurs qui cherchent à raconter les réalités du pays et à faire entendre leur voix au-delà des frontières nationales.
