Luau — Le Programme de soutien à la production, à la diversification des exportations et à la substitution des importations (PRODESI) s'est imposé comme l'un des principaux instruments de la politique économique du gouvernement angolais visant à promouvoir la production nationale, l'industrialisation et le renforcement de l'entrepreneuriat national.
C'est ce qu'a déclaré mercredi le ministre de l'Industrie et du Commerce, Rui de Oliveira, lors de l'ouverture du sixième Conseil consultatif de l'institution, qui se tient dans la municipalité de Luau, province de Moxico Leste, sous le thème « Intégrer, produire et commercialiser : les voies d'une croissance durable ».
Le gouvernant a indiqué qu'au premier trimestre de cette année, les crédits accordés dans le cadre du PRODESI ont enregistré une croissance de 79 % par rapport à la même période en 2025, pour un montant total déboursé d'environ 85,5 milliards de kwanzas.
Il a précisé que, malgré les efforts restant à fournir, notamment en matière de crédit et de financement du secteur productif, cet indicateur témoigne du renforcement de la confiance des acteurs économiques et du système financier dans le potentiel productif national.
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Cela représente également de nouvelles unités industrielles, de nouvelles exploitations agricoles, de nouvelles opportunités pour les micro, petites et moyennes entreprises (PME), davantage d'emplois et une capacité de production accrue pour le pays.
Selon le ministre, l'Exécutif entend, grâce à ces mesures incitatives, augmenter la capacité de production du pays et créer plus d'emplois, notamment pour les jeunes.
Pour Rui de Oliveira, les indicateurs du marché du travail démontrent que la transformation économique doit se traduire par des opportunités concrètes pour les citoyens, améliorant ainsi leurs conditions sociales.
Il a révélé qu'au premier trimestre 2026, la population active était estimée à environ 9,56 millions de personnes, avec un taux d'emploi de 42,3 % et un taux de chômage de 21,3 %.
Selon le ministre, l'Industrie et le Commerce jouent un rôle déterminant à cet égard, car « chaque unité industrielle qui ouvre ou se développe, chaque producteur qui trouve un marché, chaque commerçant qui se formalise, chaque corridor logistique qui fonctionne mieux et chaque PME qui accède à un financement et à une assistance technique, représente plus de revenus, plus d'emplois, plus d'inclusion et plus de développement»,
Parmi les mesures prises par l'Exécutif pour dynamiser ces deux secteurs, il a mis en avant le décret présidentiel n° 213/23 du 30 octobre, qui établit des mécanismes d'incitation à la production nationale et renforce les conditions d'une compétitivité accrue des producteurs angolais.
De même, le décret exécutif n° 393/25, qui approuve les règles d'importation des produits préemballés, contribue à une meilleure organisation du marché et au renforcement de la production nationale, en intégrant la chaîne de valeur de l'emballage, ce qui génère des synergies grâce au recyclage, contribuant ainsi à la création d'emplois et à l'amélioration de l'environnement.
Il a ajouté que le décret exécutif n°130/26 du 27 mai, récemment publié, a renforcé cette stratégie en établissant que les opérateurs économiques autorisés à importer cinq produits de grande consommation (porc, poulet, riz blanc, sucre raffiné et tilapia) doivent désormais acheter auprès de producteurs nationaux l'équivalent d'au moins 20 % des quantités qu'ils ont l'intention d'importer.
Il a précisé qu'il s'agissait d'une mesure structurelle garantissant un marché pour la production nationale, favorisant l'investissement, l'emploi, les revenus, l'industrialisation et la croissance économique.