Luanda — La Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Angola, Amanda Mukwashi, a plaidé mercredi à Luanda pour la nécessité de traduire le dialogue en actions concrètes face aux impacts croissants du changement climatique, de la dégradation de l'environnement et des catastrophes naturelles en Angola.
Lors de la rencontre du Dialogue national sur la mobilité humaine dans le contexte de la dégradation de l'environnement, des catastrophes et du changement climatique, elle a souligné l'urgence de la situation, car ces problèmes constituent une réalité concrète qui affecte directement la vie des populations, en particulier dans les zones les plus vulnérables.
« Ce dont nous avons discuté aujourd'hui ne se limite pas à un simple atelier, mais porte sur des problèmes qui touchent la vie quotidienne des Angolais dans toutes les provinces, ainsi que sur des phénomènes tels que les sécheresses récurrentes dans le sud du pays, les inondations et autres événements extrêmes qui compromettent la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné que la mobilité humaine induite par le climat exige une approche intégrée qui articule des politiques relatives aux migrations, à l'adaptation au climat, à la réduction des risques de catastrophe et au développement durable.
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Elle a expliqué que la mise en oeuvre de la Déclaration de Kampala renforcera la résilience des communautés, améliorera leur capacité à anticiper et à gérer les risques climatiques, et facilitera l'accès aux financements climatiques en adéquation avec les priorités nationales.
La responsable a également souligné l'importance de placer les populations au coeur des politiques, en accordant une attention particulière aux groupes vulnérables tels que les femmes et les jeunes, souvent les plus touchés par les impacts du changement climatique.
Amanda Mukwashi a par ailleurs plaidé pour une responsabilité partagée entre l'Exécutif, les partenaires internationaux et la société civile, réaffirmant l'engagement des Nations Unies à continuer d'appuyer l'Angola dans la mise en oeuvre de solutions aux défis de la mobilité et la promotion de réponses plus humaines et résilientes.
Cette rencontre, organisée par le ministère de l'Environnement en collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), portera également sur la mise en oeuvre de la Déclaration ministérielle de Kampala sur les migrations, l'environnement et le changement climatique (KDMECC) et se poursuivra jusqu'à vendredi.
Des représentants du gouvernement, du corps diplomatique et des partenaires internationaux y participent, dans le but de renforcer les stratégies nationales en accord avec les engagements régionaux et mondiaux en matière de climat et de migration.
L'Angola figure parmi les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, se classant 23e dans l'Indice mondial des risques climatiques. Des phénomènes tels que les sécheresses, les inondations et l'érosion des sols affectent des secteurs clés comme l'agriculture, la sécurité alimentaire et les ressources en eau.