Luanda — Le vice-gouverneur de la Banque nationale d'Angola (BNA), Domingos Pedro, a plaidé mercredi à Luanda en faveur d'un rôle plus actif des organes de communication sociale au sein du Système national de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture d'un atelier consacré au dialogue entre les secteurs public et privé sur le rôle des médias dans ce dispositif, une initiative de l'Unité d'information financière (UIF), le responsable a souligné que les médias constituent des partenaires essentiels dans la promotion de la transparence, de la littératie financière et de l'intégrité du système financier national. Selon lui, aucune stratégie d'intégrité financière ne saurait être pleinement efficace sans une participation informée, éclairée et responsable de la société.
Il a rappelé que l'Angola a pris, devant la Communauté internationale, l'engagement de renforcer son dispositif de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, engagement matérialisé par la loi n° 5/20 du 27 janvier. Le vice-gouverneur a également indiqué que le pays est engagé dans la mise en oeuvre du plan d'action convenu avec le Groupe d'action financière (GAFI), estimant que ce processus exige une coordination étroite entre institutions publiques et opérateurs privés, orientée vers des résultats concrets plutôt que vers le simple respect formel des normes.
Pour le responsable, les médias doivent être considérés comme partie intégrante du dispositif national de prévention et de lutte contre la criminalité financière. Il a souligné que l'intégrité du marché et la confiance du public ne se décrètent pas, mais se construisent au quotidien par la connaissance, la transparence et un contrôle responsable.
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Dans son intervention, il a identifié quatre axes majeurs de contribution de la presse : la sensibilisation et la littératie financière ; la transparence et le contrôle public ; la consolidation de la confiance dans le système financier ; ainsi que la responsabilité dans le traitement de l'information, afin de ne pas compromettre les enquêtes en cours.
Il a en outre appelé à un renforcement de la coopération entre les autorités et les médias, en vue d'améliorer l'accès à une information fiable, de promouvoir la formation spécialisée des journalistes et d'optimiser les mécanismes de diffusion publique sans entraver l'efficacité des enquêtes. Il a enfin insisté sur le fait qu'un journalisme crédible constitue un pilier essentiel de la défense de l'intégrité du système financier et de la stabilité économique du pays.