Luanda — Le groupe parlementaire du MPLA a estimé jeudi que la modification de la loi relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment de capitaux constitue une étape importante dans la consolidation de l'Angola en tant qu'État aligné sur les meilleures normes internationales en matière de contrôle des flux financiers illicites.
Dans une déclaration politique lue par le député Vigílio Tyova, à l'issue de l'adoption par le Parlement du projet de loi modifiant la législation sur la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, le parti au pouvoir a insisté sur la portée stratégique de cette réforme.
Selon le parlementaire, la circulation de capitaux d'origine illicite fragilise les institutions, fausse la concurrence, réduit la confiance du public et favorise la corruption, le crime organisé ainsi que d'autres menaces au développement économique.
Il a affirmé que la nouvelle législation renforce les mécanismes de prévention et de contrôle, améliore la capacité de détection des opérations suspectes, clarifie les obligations des entités concernées et rapproche le cadre juridique angolais des recommandations internationales, notamment celles du Groupe d'action financière (GAFI).
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Le député a souligné que cet alignement est particulièrement important alors qu'Angola cherche à surmonter les insuffisances relevées dans le cadre du suivi renforcé du GAFI, connu sous le nom de « liste grise ».
Pour Vigílio Tyova, la sortie de cette liste ne constitue pas seulement un objectif d'image, mais également une nécessité économique, financière et diplomatique.
Parmi les bénéfices attendus figurent une plus grande confiance des investisseurs, l'amélioration des relations avec les partenaires internationaux, une perception plus favorable du risque pays et une meilleure intégration dans les circuits financiers mondiaux.
Le parlementaire a également mis en avant le renforcement de l'autonomie opérationnelle, fonctionnelle et technique de l'Unité d'information financière (UIF), considérée comme essentielle pour garantir l'efficacité, la rigueur et la crédibilité du système national de prévention des crimes financiers.
De son côté, la députée de l'UNITA, Mihaela Weba, a indiqué que son groupe parlementaire avait voté en faveur du texte, convaincu qu'il contribuera à corriger les faiblesses ayant conduit à des alertes internationales sur le système financier angolais, notamment dans les rapports du FMI et de la Banque mondiale.