Luanda — Le projet de loi relatif à une réponse intégrale au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a été approuvé à l'unanimité ce jeudi à Luanda par l'Assemblée nationale (AN).
Lors du vote final, en séance plénière extraordinaire de la 4e session de la 5e législature, le texte a recueilli 159 voix pour, aucune contre et aucune abstention.
Composé de 58 articles et six chapitres, ce texte considère comme impératif de mettre à jour le cadre juridique à la lumière des connaissances scientifiques actuelles, compte tenu de la nécessité de protéger les droits humains des personnes vivant avec le VIH.
Il précise également qu'il contribuera à promouvoir l'éducation sanitaire de la population concernant les progrès réalisés dans le traitement du VIH/sida, les modes de transmission et les moyens de prévention, et à lutter contre la stigmatisation et la discrimination, entre autres.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Dans sa déclaration expliquant son vote, la députée du MPLA, Maricel Capama, a affirmé que la proposition constituait une mise à jour nécessaire du cadre juridique national face aux défis actuels en matière de santé publique et de droits humains.
Elle a souligné que le texte renforçait l'interdiction de la discrimination et de la stigmatisation, protégeait la confidentialité des données de santé, garantissait le libre accès aux soins et aux médicaments, et consolidait l'assistance psychosociale et juridique.
Elle a ajouté que la législation était conforme à la Constitution de la République d'Angola et aux engagements internationaux pris par le pays, notamment ceux de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), de l'Union africaine et des Nations Unies.
De son côté, le député de l'UNITA, Anastácio Sicato, a justifié le vote favorable de son parti en déclarant que la législation intégrait les progrès scientifiques et techniques réalisés depuis l'adoption de la législation précédente.
Le parlementaire a également insisté sur l'importance d'informer et de sensibiliser le public, arguant qu'une société mieux informée serait mieux préparée à faire face à l'épidémie.
Parallèlement, le député Fernando Diniz, du parti PHA, a déclaré que l'Angola avait enregistré des progrès significatifs dans la lutte contre le VIH, malgré une prévalence du virus qui se maintient autour de 2 % de la population adulte.
Il a poursuivi en expliquant que, face aux préjugés et à la discrimination dont sont victimes les personnes séropositives, l'un des principaux défis demeure, et c'est pourquoi son parti a voté en faveur de la proposition de loi.
Avec l'adoption de cette législation, le Parlement entend renforcer la réponse nationale au VIH, en promouvant l'inclusion sociale, la dignité humaine et la protection des droits fondamentaux des personnes vivant avec le VIH.