En Afrique du Sud, un ensemble d'organisations anti-immigration illégale a fait le point, devant la presse, ce 25 juin 2026, en vue des manifestations prévues le 30 juin. Dans un hôtel coquet en banlieue de Johannesburg, une coalition d'une vingtaine de groupes - dont March and March et Operation Dudula sont les plus connus - a appelé les Sud-Africains à marcher dans le calme, un peu partout dans le pays, pour demander plus de mesures de la part du gouvernement.
Alors que trois étrangers africains - deux Mozambicains et un Malawien - sont morts depuis le début de l'année en Afrique du Sud en marge de mouvements anti sans papiers, cette coalition d'organisations a tenu à se distancier de toute possible violence qui pourrait advenir mardi 30 juin.
Musa KaHlongwa, à la tête de « United South Africans », a lu une déclaration commune au groupe : « Personne ne sera victime de violences, personne ne sera tué le 30 juin et il n'y aura aucun pillage en notre nom. Nous allons lancer une grande marche de libération. Et cette action de masse sera appelée à se poursuivre jusqu'à ce que nos revendications soient satisfaites. »
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Les autorités se préparent, de leur côté, à intervenir si les rassemblements dégénèrent et le ministre de la Police a échangé avec des compagnies de sécurité privée pour être coordonnés.
« On veut mettre un terme à tout cela »
Mais la leadeuse du mouvement March and March, Jacinta Ngobese-Zuma, préférerait que le gouvernement se concentre sur l'intensification du contrôle des frontières et lance une politique d'expulsion massive. « L'idée du 30 juin, c'était de fixer une date pour que les personnes en situation irrégulière quittent volontairement le pays. Les Sud-Africains ont fait savoir qu'ils n'étaient plus disposés à vivre avec des personnes dont ils ignorent si elles sont ici illégalement et qui leur confisquent leurs espaces... On veut mettre un terme à tout cela », lance-t-elle.
Dans la salle se trouvaient également des représentants du parti MK de l'ex-président déchu Jacob Zuma, venus, selon eux, montrer leur soutien au mouvement.
Depuis des semaines, des manifestants défilent dans le pays en exigeant que les étrangers sans papiers quittent le territoire avant le 30 juin, un ultimatum sans fondement légal.
L'Afrique du Sud, première économie du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière comme irrégulière.