Face aux tensions suscitées par le débat sur une éventuelle réforme de la Constitution, la Voix des sans voix (VSV) appelle le président Félix Tshisekedi à intervenir personnellement pour apaiser le climat politique en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration publiée mercredi 24 juin à Kinshasa, l'organisation de défense des droits humains estime que le contexte actuel pourrait favoriser une aggravation des tensions et entraîner des violations des droits humains si des mesures de décrispation ne sont pas rapidement engagées.
Responsabilité de Félix Tshisekedi
Selon la VSV, le chef de l'État demeure l'acteur le mieux placé pour favoriser l'apaisement et préserver l'unité nationale dans un contexte déjà marqué par l'insécurité persistante dans l'Est du pays.
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L'organisation exhorte les autorités à multiplier les messages de cohésion nationale et à appeler leurs partisans à mettre fin aux discours susceptibles d'accentuer les divisions au sein de la population.
Pour la VSV, les responsables politiques de tous bords doivent faire preuve de retenue afin d'éviter une escalade des tensions. Elle estime que l'intérêt supérieur de la nation doit primer sur les considérations partisanes ou communautaires.
Dans son communiqué, la Voix des sans voix rappelle que la RDC traverse une période particulièrement sensible en raison de la crise sécuritaire dans l'Est du pays. Dans ce contexte, elle juge indispensable de préserver l'unité nationale et de renforcer la cohésion entre les Congolais.
L'organisation met également en garde contre les discours susceptibles d'alimenter les fractures politiques, ethniques ou régionales, estimant qu'aucune appartenance ne devrait prévaloir sur l'intérêt national.
Appel au respect des principes démocratiques
Enfin, la VSV invite l'ensemble des acteurs politiques à respecter les principes démocratiques, les droits humains et les libertés fondamentales. Elle souligne que la stabilité du pays dépend en grande partie de la capacité des dirigeants et de leurs partisans à privilégier le dialogue et la responsabilité politique.
Pour l'organisation, une intervention du Président de la République en faveur de l'apaisement pourrait contribuer à réduire les tensions et à éviter une détérioration davantage du climat politique.