Ouverte hier, mercredi 24 juin à Dakar, la première réunion annuelle du Groupe régional de pilotage de la CEDEAO sur les femmes, la paix et la sécurité a réuni décideurs, experts et acteurs de la société civile autour du thème : renforcer la coordination régionale, le suivi, l'établissement de rapports et la redevabilité dans la mise en oeuvre de l'agenda Femmes, Paix et Sécurité en Afrique de l'Ouest.
À cette occasion, la ministre de la Famille, de l'Action Sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a insisté sur la nécessité d'un système d'information plus cohérent et fiable pour mieux mesurer les progrès réalisés. Elle a déclaré : « nous devons disposer de données fiables et régulièrement mises à jour afin d'évaluer efficacement la mise en oeuvre des plans d'action nationaux et des engagements de nos États ».
La ministre a également rappelé que la vision du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye place les femmes et les jeunes au coeur de la transformation nationale, notamment à travers l'Axe 5 de Sénégal 2050 consacré à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale.
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Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, elle a souligné que « le renforcement de la coordination régionale constitue un levier essentiel pour harmoniser les actions, éviter les duplications et maximiser l'impact des interventions ».
De son côté, Josiane Sombo a salué les avancées enregistrées en Afrique de l'Ouest, notamment l'adoption de plans d'action nationaux sur la résolution 1325 dans 11 pays de la CEDEAO. Elle a toutefois appelé à un passage plus concret des engagements aux résultats : « il y a besoin de beaucoup de volonté politique pour traduire ces documents en résultats concrets pour une participation plus significative des femmes dans les processus de paix ».
Elle a également mis l'accent sur la réforme des mécanismes de suivi : « l'objectif de cette réunion, c'est de revoir le processus de rapportage pour recueillir des données probantes et améliorer la mise en oeuvre de l'agenda Femmes, Paix et Sécurité ».
Vingt-cinq ans après l'adoption de la résolution 1325 des Nations Unies, les participants ont réaffirmé que l'implication des femmes reste essentielle, non seulement comme victimes des crises, mais surtout comme actrices de prévention et de consolidation de la paix en Afrique de l'Ouest.