Quand la France échoue avec brio dans ses multiples tentatives de déstabilisation, le coq gaulois court ameuter la basse-cour européenne pour porter sa voix aphone. Le député français Christophe Gomart en voulant jeter le pavé dans la mare a simplement révélé que son pays avait marre de vivre sans ses ex-colonies, vaches laitières d'une suprématie en papier. Après avoir perdu la face, face au marbre « Aéssien » le géant aux pieds d'argile veut entraîner ses acolytes de l'Union européenne dans le bourbier qu'il a créé en Afrique de l'Ouest.
En parlant d'isolement du Burkina de la communauté internationale, on se demande bien qui pourrait être cette communauté et en quoi elle est internationale avec toutes ses fissures larvées dont le monde s'ouvre sans précédent. En aggravant la situation sécuritaire au Burkina, Gomart tente de rallier le monde européen à sa cause et partant, plaide par la négation et le déni d'une réalité qu'il ne connaît même pas. Il a beau crier au loup et brandir l'urgence d'une intervention militaire ou politique au Burkina, le député semble prêcher dans son propre désert. En parlant de recul des libertés, il pointe du doigt la suspension des médias occidentaux et la dissolution objective des organisations de la société civile, se jouant ainsi l'avocat du diable dans un enfer où son pays semble occuper la première place d'une épreuve qui ne fait que commencer.
L'Union européenne peut prendre la résolution qui lui convient à l'encontre du Burkina Faso. Mais, elle ne devrait pas omettre le fait que le peuple burkinabè est résolument engagé dans cette lutte de décolonisation avec une seule résolution : recouvrer sa souveraineté coûte que coûte, vaille que vaille ! Parce que l'intégrité du Burkinabè ne fera plus l'objet de marchandage ou de braderie avilissante. Après une décennie de lutte sans merci contre des bandits de grands chemins et leurs mentors en costumes immaculés, le pays des Hommes intègres est prêt à boire la coupe jusqu'à la lie. Parce que la résilience ne s'acquiert pas dans les salons feutrés de la démocratie de façade. Elle ne se trouve pas dans les discours au vitriol de la condescendance au pied bot. Elle se vit au contact avec la réalité et la vérité du terrain. Et, le message reste le même : rien, ni personne ne se mettra entre notre souveraineté et notre intégrité. Malheureusement, le complexe de supériorité est un vilain défaut, pire, une tumeur qui ronge à petit feu et tue lentement et en silence.
Mais, il faut encore serrer les verrous de ce qu'ils cherchent à accaparer dans l'espace de la Confédération des États du Sahel (AES) ; ce, sans lequel, ils descendront tous aux enfers. Il faut rester vigilant et concentré parce que l'hiver noir ne fait que commencer à souffler. La dialectique du maître et de l'esclave est en marche et sa concrétisation dépend de tous les Burkinabè conscients des enjeux réels du moment. La vraie indépendance de l'Afrique ne s'acquerra par sur les tapis somptueux des pseudo libertés. Elle ne viendra jamais de ceux qui nous ont tendu la main depuis des lustres. Elle ne surgira même pas du ciel miséricordieux pour nos beaux yeux. Elle passera par la lutte sans cesse et l'abnégation des mentalités à bloc. Pour ce qui est du Burkina et ses deux voisins de destin, cette indépendance est déjà en route malgré les crocs-en-jambe d'ici et d'ailleurs. Et tout porte à croire qu'elle passera inéluctablement par les terres bénies de l'AES.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
L'histoire du monde a toujours été une histoire de bras de fer entre les hommes, entre les Etats. Ce monde est une jungle et seuls les plus forts et les plus résistants ont le droit d'être, d'exister et de vivre en paix. Le Burkina Faso, le Mali et la Niger ont pris la résolution de vivre ou mourir dans la dignité. Cet état d'esprit n'est toujours pas perçu à sa juste valeur par ceux qui se sont toujours crus plus forts, plus rusés et plus grands. Le hic, c'est le silence de la couardise africaine qui préfère vivre en esclave que de mourir digne et libre. Mais, le ton est donné par le trio des « révolutionnaires effrontés » pour que s'affranchisse enfin tout un continent. En attendant d'autres résolutions, le Burkina Faso reste sur le pied de guerre pour répondre à qui de droit avec la fermeté que lui exige son amour propre : l'intégrité dans toute son intégralité !