Luanda — L'Angola a plaidé aux Nations Unies pour une mise en oeuvre intégrale, rapide, cohérente et non sélective des résolutions du Conseil de sécurité, soulignant que l'efficacité, l'autorité et la crédibilité de cet organe dépendent de leur application effective.
Cette position a été présentée par le Représentant permanent auprès de l'ONU, l'ambassadeur Francisco José da Cruz, lors d'une réunion du Conseil de sécurité organisée selon la formule Arria et sous le thème « Combler le déficit de mise en oeuvre : les résolutions du Conseil de sécurité et le maintien de la paix et de la sécurité internationales ».
Dans son intervention, le diplomate angolais a souligné que la mise en oeuvre insuffisante des résolutions du Conseil de sécurité mine la confiance dans le multilatéralisme, affaiblit le respect du droit international et peut contribuer à la persistance et à l'escalade des conflits, avec des conséquences néfastes pour la paix et la sécurité internationales.
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Le diplomate angolais a également déclaré que le défaut de mise en oeuvre effective des décisions adoptées par l'organe affecte la crédibilité du système de sécurité collective établi par la Charte des Nations Unies, rendant indispensable le renforcement des mécanismes de suivi et de responsabilisation.
Dans ce contexte, Francisco José da Cruz a plaidé pour le renforcement des mécanismes de suivi, d'évaluation et de contrôle de la mise en oeuvre des résolutions du Conseil de sécurité, en définissant des objectifs clairs, des échéanciers réalistes et des procédures de responsabilisation régulières.
Selon l'ambassadeur, de telles mesures permettraient une meilleure évaluation des progrès accomplis, l'identification des difficultés persistantes et la garantie que les décisions adoptées produisent des résultats concrets sur le terrain.
Le diplomate angolais a souligné l'importance de renforcer la coopération entre le Conseil de sécurité, l'Union africaine et les autres organisations régionales, conformément au Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies.
Il a insisté sur le fait qu'un partenariat plus étroit pourrait contribuer à renforcer la diplomatie préventive, les efforts de médiation, les opérations de soutien à la paix et les initiatives de consolidation de la paix, notamment en Afrique.
Le diplomate a également réaffirmé que la réforme du Conseil de sécurité demeure une priorité essentielle pour le renforcement du système multilatéral.
L'ambassadeur Francisco José da Cruz a souligné que l'efficacité des décisions du Conseil est étroitement liée à sa légitimité, à sa représentativité et à sa capacité à refléter les réalités géopolitiques contemporaines.
Dans ce contexte, il a réitéré le soutien de l'Angola à une réforme globale du Conseil de sécurité, incluant la correction de la sous-représentation historique de l'Afrique, conformément au Consensus d'Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
En conclusion, le diplomate a réaffirmé l'engagement de l'Angola en faveur du multilatéralisme, des buts et principes de la Charte des Nations Unies et de la promotion d'un ordre international fondé sur le respect du droit international, de la souveraineté des États, du dialogue et de la coopération entre les nations.