Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, demeure plongée dans un enclavement asphyxiant depuis juin 2022. Les habitants éprouvent d'énormes difficultés à rallier Kinshasa, la capitale, en raison de l'impraticabilité et de l'insécurité chronique sur la Route nationale numéro 17 (RN17). Face à cette crise prolongée, la population en appelle directement à l'intervention du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
La RN17, principal cordon ombilical reliant la ville de Bandundu à Kinshasa, est aujourd'hui délaissée par de nombreux transporteurs. À la dégradation physique de la chaussée s'ajoute une insécurité persistante qui sévit sur une partie de cet axe routier, paralysant le trafic des marchandises et la mobilité des citoyens.
Faute d'alternative terrestre sécurisée et fiable, les voyageurs se retrouvent pris au piège. Pour rejoindre la capitale, beaucoup se voient contraints de se tourner vers la voie fluviale. Ils s'embarquent à bord de baleinières de fortune, bravant les risques élevés de naufrage inhérents à ce mode de transport sur le fleuve et ses affluents.
Une promesse présidentielle attendue au tournant
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Cette détresse logistique et économique pousse la population locale à monter au créneau. Les habitants de Bandundu rappellent au Chef de l'État sa promesse solennelle formulée lors des travaux de la 13e Conférence des gouverneurs de province. Félix-Antoine Tshisekedi s'était engagé à lancer les travaux de réhabilitation complète du tronçon routier Mongata-Bandundu.
Pour les opérateurs économiques et les acteurs sociaux du Kwilu, la concrétisation de ce projet de réhabilitation routière est l'unique levier capable de désenclaver durablement le chef-lieu provincial, de redynamiser les échanges commerciaux avec Kinshasa et de sécuriser définitivement le corridor grand Bandundu.