Maroc: Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde s'ouvre sur les fusions inédites de Mehdi Nassouli

La scène Moulay Hassan d'Essaouira a accueilli, jeudi soir, un concert exceptionnel marquant le coup d'envoi du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, avec une fusion musicale d'une grande intensité menée par l'artiste marocain Mehdi Nassouli.

Devant une foule cosmopolite et enthousiaste, le jeune maâlem, figure incontournable du renouveau de la musique gnaouie, a partagé la scène avec une pléiade d'artistes internationaux de divers horizons. À ses côtés, la chanteuse marocaine Sara Moullablad, la vocaliste d'origine indienne Ganavya, la troupe rwandaise i Buhoro et le multi-instrumentiste français Sylvain Barou ont offert un spectacle mémorable, véritable pont culturel entre le Maroc, l'Inde, le Rwanda et la France.

Ce concert inaugural a illustré l'ADN du festival, fondé sur le dialogue des cultures, la tolérance et le métissage des genres. Les sonorités envoûtantes du « guembri » et des « qraqebs » de Nassouli se sont mêlées avec une fluidité déconcertante aux mélodies spirituelles de Ganavya, à la puissance rythmique et chorégraphique de la troupe i Buhoro, à la voix captivante de Sara Moullablad et aux souffles subtils des flûtes de Sylvain Barou.

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Pour la première fois, cette création a réunit deux traditions reconnues par l'UNESCO : la culture Gnaoua et les expressions artistiques rwandaises portées par la danse « intore », dans un dialogue inédit entre patrimoine vivant et création contemporaine.

Pendant plus d'une heure, la scène Moulay Hassan est devenue le théâtre d'un voyage sonore transcendant les frontières géographiques, fusionnant les traditions musicales ancestrales africaines, asiatiques et européennes.

Cette performance d'ouverture a été saluée par des ovations nourries du public, témoignant du succès de cette fascinante rencontre artistique.

La programmation de cette première soirée s'est ensuite poursuivie dans la pure tradition gnaouie avec le concert du maâlem Mohamed Kouyou, suivi par les rythmes éthio-groove de Badume's Band & Selamnesh Zéméné.

Le public a également assisté à une seconde fusion réunissant le maâlem Mohamed Montari et Badume's Band & Selamnesh. La soirée s'est clôturée en apothéose aux rythmes de la « Hayha Music » jouée par Hoba Hoba Spirit.

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