Ile Maurice: Jyoti Jeetun - «Répondre aux priorités immédiates tout en préparant un avenir plus sûr et plus résilient

Jyoti Jeetun, ministre des Services financiers et de la planification économique, a livré son analyse du Budget 2026-2027 en rappelant la situation économique désastreuse dont a hérité le gouvernement en 2024 et a dit qu'on ne peut pas réparer en un an les dégâts causés par dix ans de désastre. Selon elle, ce présent Budget «a choisi la voie de la réforme, de la prospérité et de l'espoir plutôt que celle du fardeau».

«Nous devons prendre des décisions difficiles», a déclaré la ministre. «Personne dans cette Assemblée ni dans ce pays ne contestera que notre système de retraite est insoutenable et doit être réformé. La réforme des retraites est essentielle, et nous ne devons pas nier qu'une forme de ciblage est la voie à suivre. Le débat porte précisément sur la manière de le réformer. C'est un sujet extrêmement sensible. Nous sommes assis sur une bombe à retardement démographique», a-t-elle soutenu.

Elle a souligné que les services financiers constituent un pilier essentiel de l'économie, contribuant à hauteur de 12,4 % au PIB et employant plus de 20 000 professionnels qualifiés, tout en étant le principal contributeur aux recettes fiscales. Le budget du ministère, cependant, s'élève à seulement Rs 352 millions, ce qui en fait le plus faible parmi les ministères.

Elle a par ailleurs indiqué que le Budget s'inscrit dans le cadre de la Vision 2050, articulée autour de quatre axes principaux : la croissance et la diversification économique, la résilience face aux chocs, la gestion des évolutions démographiques et la lutte contre les changements climatiques. Ce Budget promeut une stratégie globale englobant à la fois les secteurs traditionnels tels que le sucre, la pêche et l'industrie manufacturière, et les secteurs émergents comme l'économie bleue. Il vise à stimuler la croissance grâce à des investissements essentiels dans les infrastructures d'eau, d'électricité, d'énergies renouvelables et dans le développement portuaire.

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En conclusion, elle a insisté sur la nécessité de la mise en oeuvre. «Les bons plans et les budgets ne valent que par leur exécution. C'est l'exécution qui compte. Et c'est là que réside notre responsabilité. À moins d'une exécution et d'une réalisation sans faille, nous ne serons pas à la hauteur des attentes de la population.»

Elle a toutefois reconnu que l'administration publique est alourdie par la bureaucratie et des mécanismes procéduraux qui privilégient les résultats. Le système hérité de 1968 freine encore le progrès et constitue un obstacle majeur qu'il convient de surmonter pour améliorer l'efficacité et l'efficience des services publics.

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