La France, tout en reconnaissant certains progrès dans la recherche de la paix dans la région des Grands Lacs, a appelé, vendredi 26 juin au Conseil de sécurité de l'ONU, les parties en conflit à respecter strictement leurs engagements, notamment en matière de cessez-le-feu.
Intervenant au Conseil de sécurité, le représentant français Jérôme Bonnafont a rappelé les avancées enregistrées ces derniers mois. « Il y a un an, nous nous réunissions alors qu'un accord de paix venait d'être signé entre la République démocratique du Congo et le Rwanda grâce à la médiation américaine. Des progrès ont été faits, notamment avec l'appui du Qatar, du Togo, de l'Union africaine, dont l'action de médiation et de facilitation est centrale ».
Il a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour consolider ces acquis : « L'application de cet accord doit rester notre ligne politique d'horizon pour une paix dans les Grands Lacs ».
Au coeur de son intervention, la question du cessez-le-feu a été présentée comme prioritaire. « Tout d'abord, le cessez-le-feu est plus que jamais une priorité pour protéger les civils. Nous appelons les partis à le respecter effectivement », a déclaré Jérôme Bonnafont.
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Le diplomate français a également dénoncé la poursuite des violences dans la région, mettant en garde contre leurs conséquences sur les populations civiles. « La poursuite des combats menace les populations », a-t-il affirmé.
Il s'est en outre inquiété de l'usage croissant des drones dans les affrontements. « La recrudescence des attaques de drones est inquiétante. Une de nos compatriotes travaillant pour l'UNICEF en a été victime à Goma », a-t-il indiqué, soulignant la dangerosité de ces armes.
Dans ce contexte, la France demande davantage de clarté sur cet incident. « Nous appelons à la transparence sur les responsabilités de cette attaque », a poursuivi le représentant français.
Par ailleurs, Jérôme Bonnafont s'est dit préoccupé par l'extension des violences.
« Nous sommes également préoccupés par celle menée récemment par l'AFC M23 contre l'aéroport de Kisangani, à 400 km des lignes de front », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, la France réaffirme l'urgence d'un arrêt effectif des hostilités.
« Un cessez-le-feu effectif est indispensable pour protéger les populations des combats et donner une chance à la paix », a conclu Jérôme Bonnafont.
Cette position traduit la volonté de Paris de soutenir les efforts diplomatiques en cours tout en alertant sur les risques liés à la poursuite des combats dans la région des Grands Lacs.