Le Texas s'est paré de bleu jeudi soir. Pour leur toute première participation à une phase finale de Coupe du Monde, les Requins Bleus du Cap-Vert ont signé l'un des plus grands exploits de l'histoire moderne du tournoi en validant leur ticket pour les seizièmes de finale.
Au bout d'un bras de fer asphyxiant face à l'Arabie Saoudite (0-0), les hommes de Bubista s'emparent de la deuxième place du groupe H, bien aidés par le succès de l'Espagne face à l'Uruguay. Magistral.
Un round d'observation sous haute tension
Dans un match où le moindre faux pas était interdit, le premier acte a longtemps ressemblé à une gigantesque partie d'échecs. Maîtres du ballon, les Cap-Verdiens ont d'abord peiné à bousculer le bloc saoudien, tandis que les Faucons Verts se montraient menaçants sans pour autant inquiéter l'inoxydable Vozinha.
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La plus belle mèche de la première période est venue du capitaine Ryan Mendes. Côté droit, l'ailier s'infiltrait dans la surface avant de déclencher une frappe sèche, magnifiquement détournée à son premier poteau par Mohammed Al Owais. À la pause, alors que la rumeur de l'ouverture du score espagnole face à la Celeste embrasait les tribunes de Houston, le Cap-Vert tenait son destin entre les mains.
Une muraille nommée Costa-Lopes
Revigorés par le scénario favorable de l'autre pelouse, les Requins Bleus ont haussé le ton au retour des vestiaires. Kevin Pina, d'une lourde frappe lointaine qui léchait le montant, puis Jamiro Monteiro, au bout d'un superbe mouvement collectif, faisaient passer des frissons dans la défense saoudienne.
Le chiffre : 0
Comme le nombre de buts encaissés par la charnière Logan Costa - Roberto Lopes lors de ce match couperet. Une performance majuscule.
Dos au mur, l'Arabie Saoudite a jeté ses dernières forces dans la bataille pour arracher le but de la qualification. C'est le moment choisi par la muraille cap-verdienne pour sortir les barbelés. Impériaux dans les airs et tranchants dans leurs interventions, Logan Costa et Roberto Lopes ont repoussé absolument tous les assauts saoudiens.
Les entrants, dont Garry Rodrigues et Nuno da Costa, ont apporté le second souffle nécessaire en fin de match. Ce dernier a même manqué la balle de match au bout du temps additionnel, chipant un ballon au-dessus du cadre alors que le but était grand ouvert. Qu'importe le manque de réalisme, l'essentiel était ailleurs. Au coup de sifflet final, les larmes de joie ont envahi la pelouse de Houston. Le Petit Poucet cap-verdien continue de rêver les yeux grands ouverts. Prochaine étape : les seizièmes de finale d'un Mondial d'ores et déjà inoubliable.