Tunisie: L'équipe de Tunisie conclut son mondial catastrophique - Un ratage monstrueux !

27 Juin 2026

Chiffres, attitude, ambiance, individualités, tout a été mauvais. Enième fiasco du football tunisien.

Heureusement que la Hollande a joué sans énorme motivation et en baissant le rythme après le troisième but pour se préserver aux seizièmes. C'est que, comme les deux autres matches, l'équipe de Tunisie a fait profil bas et a échappé à un 5-1 ou peut-être plus grâce à la distraction des Hollandais.

Pas plus. La défense, encore et toujours, a été terrassée, mal inspirée même après avoir changé de système. Comme d'habitude, on encaisse un but d'entrée (où est la préparation mentale, où sont les esprits ?) au bout de 3' de jeu, puis un deuxième but à la 7' (Dahmen et ses défenseurs regardaient comme les spectateurs l'action hollandaise). A 2-0, tout a été plié avec des occasions et une facilité de De Jong et ses équipiers à arriver dans les seize mètres tunisiens.

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Le but de Mastouri n'était que feu de paille ; quelques minutes plus tard, un corner et Ben Slimene détourne la balle alors que notre gardien Dahmen était figé sur sa ligne. 3-1 est pour certains un moindre mal par rapport aux deux premiers revers, ce qui décrit bien l'état auquel nous sommes arrivés dans ce mondial. Un mondial raté, mais, cette fois, notre équipe est allée plus loin et a régressé plus profondément. Les chiffres sont humiliants et désastreux et reflètent la faiblesse de nos joueurs et de notre staff.

Au bout du premier tour, l'équipe nationale a cumulé trois défaites comme Haiti et se trouvera sûrement parmi les quatre derniers de la classe. Plus que les défaites et l'élimination d'un mondial plus ouvert qu'avant, la façon dont l'échec s'est produit est consternante. Elle laisse un sentiment de désarroi et de choc que personne ne peut nier.

Qui aurait cru que l'équipe emmenée par Sabri Lamouchi en serait là aujourd'hui ? Qui aurait imaginé que Lamouchi sera limogé et que Renard débarquera ? Un scénario des plus fous, même si dans l'entourage de la sélection, quelque chose ne tournait pas rond depuis le stage de Tabarka et la fameuse liste du mondial.

Un naufrage défensif

Hervé Renard aura changé de système de jeu, et incorporé un attaquant de pointe, mais il n'a trouvé aucune solution à la fragilité défensive collective. Quand un joueur comme Skhiri, avec toute son expérience, met la balle de cette façon dans son camp et casse le hors jeu, ceci veut dire que nos joueurs n'étaient pas prêts pour ce match. Le placement défensif, le timing des interceptions, le rôle du gardien (Dahmen, tout comme Chamekh avant lui, était lent dans ses interventions, mais on ne peut pas leur reprocher grand chose avec une défense effacée), la qualité des attaquants en face, tous ces facteurs ont fait que notre défense soit aussi molle et perméable.

Quand la défense craque, on ne peut pas espérer quoi que ce soit, d'autant que les milieux offensifs n'ont pas offert des balles précieuses et étaient dominés par des adversaires plus forts et plus créatifs. Khedhira, revenu parmi le onze, n'a pas apporté l'équilibre escompté tout comme le duo Mejbri-Gharbi, brouillons et qui démontrent d'un match à l'autre qu'ils sont loin d'être les joueurs de création qui font la différence dans une compétition de haut niveau. Aucun joueur n'a été à la hauteur dans cette coupe du monde. Un intervalle de médiocrité et de nonchalance dans lequel pataugeaient nos joueurs.

Hervé Renard : et maintenant ?

Débarqué en milieu de compétition, le Français n'assume pas une grande partie de l'échec cuisant. Mais puisqu'il était là, il devait quand même proposer quelque chose, secouer plus des joueurs qui jouent dans le haut niveau. Il a perdu deux matches en encaissant 7 buts. Le risque qu'il a pris est gros, oui, mais il a rebondi sur la scène après avoir été limogé de la sélection saoudienne. Il est connu pour sa forte personnalité, pour ses traitements de choc envers les joueurs, mais ça n'a pas marché avec l'équipe nationale pour diverses raisons. Maintenant, Renard a terminé sa pige du mondial.

On s'attend à ce qu'il quitte l'équipe nationale après avoir vécu avec les joueurs et senti l'ambiance morose et l'impact des clans, mais les choses auront un peu changé. D'ailleurs, ses propos dans le dernier point de presse montrent qu'il est ouvert et qu'il négocie un contrat avec les dirigeants de la FTF.

Lui aussi a intérêt à négocier même après ce fiasco. C'est vrai que les joueurs dont on dispose, leurs qualités, l'impact des revers essuyés et la régression au classement Fifa (qui va avoir son impact sur le tirage au sort des prochaines éliminatoires de la coupe du monde) dissuadent n'importe quel sélectionneur à tenter sa chance.

Mais Hervé Renard peut compter sur un projet durable, si les garanties sportives sont là. C'est flou pour l'avenir de H. Renard en équipe nationale surtout que l'actuel bureau fédéral, sous les feux des critiques et des dénigrements du public sportif, n'a pas encore décidé de son avenir. Une démission, un scénario pas envisageable pour le moment, mais une redistribution des rôles. Donc, le dossier Hervé Renard sera traité discrètement dans les jours qui viennent. Il est fort probable qu'il s'engage pour deux ans selon les indiscrétions.

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