La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) lance une campagne de sensibilisation auprès des riverains de l'aéroport international Gnassingbé Eyadéma de Lomé sur un risque méconnu : les émissions lumineuses non aéronautiques.
Sky tracers, projecteurs de stades orientés vers le ciel, lasers de discothèques ou de spectacles, éclairages de chantiers et de grues, autant d'installations qui peuvent perturber les pilotes lors des approches, en particulier de nuit. Une simple enseigne rouge clignotante, par exemple, peut être confondue avec une balise d'obstacle et induire en erreur un équipage en phase d'atterrissage.
La situation mérite une attention particulière à Lomé, car la plateforme aéroportuaire est située à proximité immédiate du centre-ville, ce qui multiplie les sources potentielles de perturbations lumineuses dans l'axe de la piste.
Pour le directeur général de la SALT, Kanka-Malik Natchaba, l'enjeu est d' informer et responsabiliser tous ceux qui vivent ou travaillent aux abords de l'aéroport. La sécurité aérienne ne repose pas uniquement sur les équipages et les contrôleurs, elle dépend aussi du comportement des riverains.