Ile Maurice: Vashish Ramkhelawon - «Si l'on impose une taxe sur l'assurance générale, l'assurance santé devrait être exclue»

«Trois piliers assurent la cohésion sociale : la pension, les services de santé gratuits et l'éducation gratuite», a indiqué Vashish Ramkhelawon, secrétaire général de l'Insurers Association of Mauritius (IAM), lors d'une conférence de presse tenue hier, vendredi 26 juin, pour présenter les observations sur le Budget 2026-2027.

Commentant la réforme des pensions, il a souligné que «la position de l'IAM a toujours été claire : oui, une réforme des pensions est nécessaire», mais qu'«il est important que cette réforme soit menée de manière holistique». Mais, comme pour le système de pension, Vashish Ramkhelawon estime que le système de santé doit également être «funded». Il observe aujourd'hui deux extrêmes: d'un côté, un service de santé public gratuit dont la qualité doit être améliorée ; de l'autre, un secteur médical privé coûteux, qui limite l'accès à des soins de qualité pour une partie de la population, soit la classe moyenne.

Selon lui, il est donc nécessaire de trouver un juste milieu, afin de permettre l'accès à des services médicaux de qualité abordable. Car «l'assurance santé est chère et n'est pas abordable pour tout le monde», souligne-t-il. Le secrétaire général de l'IAM précise que la plupart des bénéficiaires d'une assurance médicale en profitent via leur employeur. Aujourd'hui, un plan médical représente environ 10 % du salaire médian.

Taxes contradictoires

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Il ajoute qu'un second point contradictoire réside dans le fait que le Budget 2026-2027 prévoit l'introduction d'une taxe de 5 % à partir du 1eᣴ janvier 2027 sur les assurances générales, ce qui entraînera une hausse des primes. Ce, alors que des efforts sont fait pour améliorer l'accès à l'assurance, il cite notamment la signature récente d'un Memorandum of Understanding (MoU) entre l'IAM et l'India InsurTech Association, en Inde, visant à ouvrir la voie à une nouvelle ère d'innovation et d'inclusion dans le secteur de l'assurance, afin de donner à chacun l'opportunité d'y accéder, en favorisant l'inclusion et la durabilité.

«Le Mauricien paie principalement pour l'assurance automobile et l'assurance santé. (...) Dans beaucoup de pays, on dissocie l'assurance santé de l'assurance générale, car l'assurance santé est une assurance à court terme avec des considérations de long terme. (...) Si l'on impose une taxe sur l'assurance générale, l'assurance santé devrait être exclue», explique-t-il.

Il rappelle qu'il est difficile de réduire le coût des assurances dans un secteur compétitif, et où les compagnies font face à de nombreux coûts difficiles à absorber. Au vu de la situation, pour l'IAM, «il faut une direction claire, une vision claire et engager des discussions fondamentales sur la réforme du système de santé».

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