Le représentant permanent du Soudan aux Nations unies, ambassadeur Al-Harith Idris, a réfuté les allégations accusant les forces armées d'avoir utilisé des armes chimiques, affirmant qu'aucune preuve n'avait été présentée pour confirmer ces allégations, et a demandé au conseil de sécurité de prendre des mesures décisives pour mettre fin aux ingérences étrangères et soutenir le processus de paix dans le pays.
Dans son discours devant le Conseil de sécurité, M. Idris a dit que les accusations lancées par M. Massad Boulos concernant le rejet par le Soudan de ses propositions présentées sont inexactes, soulignant que la Présidence du Conseil de souveraineté transitoire suit le progrès des débats et a présenté une réponse comprenant le calendrier de retrait modifié et le rétablissement de la paix.
Il a expliqué que la question de l'utilisation d'armes chimiques « doit être laissée aux autorités compétentes, a la tête desquelles l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques », soulignant que le Soudan est membre de son Conseil exécutif et qu'il a constitué une commission nationale pour communiquer avec la partie américaine à ce sujet.
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Il a ajouté qu'une équipe américaine s'était rendue au Soudan et s'était informée sur le terrain des sites faisant l'objet d'accusations, où des échantillons avaient été pris dans quatre zones, « et malgré cela, aucune preuve n'a été présentée démontrant l'utilisation d'armes chimiques par l'armée soudanaise ». Il a poursuivi : « Aucune instance américaine n'a présenté une seule preuve appuyant ces allégations ».
En ce qui concerne le processus politique, le représentant du Soudan a souligné la nécessité d'éliminer les divergences entre les différentes voies de médiation, critiquant la convocation de conférences extérieures « auxquelles le Soudan n'est pas invité ». Il a appelé le Conseil de sécurité à soutenir l'accord de Djeddah, qui constitue la pierre angulaire du processus, tout en affirmant le principe de l'appropriation nationale de ce processus.
Il a insisté sur la nécessité de prendre des mesures strictes pour expulser les mercenaires étrangers des régions de Darfour et de Kordofan, précisant que le Soudan avait remis une liste de leurs noms au Conseil de sécurité, appelant à la activation des accords régionaux et internationaux pour lutter contre le phénomène des mercenaires.
Le représentant du Soudan a souligné l'importance d'enquêter sur les activités des sociétés de sécurité impliquées dans le recrutement et le transport des mercenaires, et de traduire en justice les parties impliquées dans ces opérations, ainsi que de soutenir les enquêtes sur les crimes de guerre et les violations commises.
Idriss a conclu son intervention en appelant à la création d'un fonds destiné à indemniser les victimes, les survivants et les communautés sinistrées, tout en obligeant les milices à protéger les civils et à mettre fin aux violations.