Au Gabon, les autorités ont mené une opération surprise de lutte contre le banditisme dans plusieurs quartiers de Libreville dans la nuit du 27 au 28 juin 2026. Des dizaines de policiers accompagnés des magistrats et du ministre de la Justice mobilisés pendant cette période des vacances, pour une opération dans la commune d'Owendo. Elle visait des quartiers réputés dangereux où les braquages et la consommation de produits illicites sont fréquents.
Il est 23h15 dans un bar du quartier Alénakiri, dans la capitale du Gabon. L'ordre est donné mais personne ne veut s'exécuter. Le ton monte et les premières interpellations commencent sous le regard de la procureure adjointe de la République, Loren Didi Kalanga. « Ce sont les vacances. Mais la loi ne prend pas de congés. Il faut savoir que les bars sont autorisés à ouvrir jusqu'à 22 h. Dépassé cette heure, tout doit être fermé », insiste-t-elle.
À 2h du matin, les policiers sous les ordres du général de division Juste Fernande Mbélé, préfète de police de Libreville, procèdent à la fouille des véhicules et des piétons. La procureure explique encore : « En général, ils transportent la drogue dans les véhicules. Parfois, ils ont des armes quand ils ont de la drogue avec eux. »
Plus de 200 personnes arrêtées
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Un jeune a été brièvement interpelé. Il est furieux. « Est-ce qu'il y a un couvre-feu ? Il n'y a pas de couvre-feu qui a été déclaré, lance-t-il. Moi, je suis dans mon quartier. Est-ce que c'est normal qu'on m'arrête ? Je suis dans mon quartier ».
La patrouille s'achève à 4h du matin. Plus de 200 noctambules ont été arrêtés et conduits au commissariat. Policiers et magistrats promettent d'intensifier l'opération pour lutter contre le petit et le grand banditisme, devenus un fléau dans la capitale.