Le Niger a lancé un projet d'irrigation à petite échelle visant à soutenir la production et la transformation de tomates ainsi que la sécurité alimentaire dans trois régions.
Ce projet est financé par la coopération italienne à hauteur de 3 millions d'euros, soit environ 2 milliards de CFA. Il s'étendra sur trois ans et concernera Dougueraoua dans la région de Tahoua, Tibiri Gobir dans la région de Maradi et la région de Tillabéri.
Ce programme vise à aider les agriculteurs à réduire leur dépendance aux précipitations en développant de petits systèmes d'irrigation, en garantissant les rendements et en prolongeant les cycles de production. Il soutiendra également la transformation locale et encouragera la consommation nationale de tomates et d'autres produits agricoles.
La tomate est l'une des principales cultures vivrières du Niger. La production nationale a atteint 103 109,16 tonnes entre 2020 et 2024, sur une superficie de 2,85 millions d'hectares. Mais le secteur est confronté à une production saisonnière, à des ravageurs, à des pertes post-récolte et à un accès limité aux structures de transformation.
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Le ministre de l'Agriculture, Mahaman Elhadj Ousmane, a déclaré que ce projet témoignait de la confiance dans le potentiel agricole du Niger et qu'il contribuerait également à créer des emplois pour les jeunes et les femmes. Le gouvernement considère l'irrigation comme un moyen de renforcer la souveraineté alimentaire, de réduire les pertes post-récolte et de mettre en place une chaîne de valeur de la tomate plus fiable, de la production à la transformation.
Points clés à retenir
Le projet d'irrigation des cultures de tomates au Niger est modeste en termes de financement, mais il s'attaque à un problème majeur du système agricole du pays. Les agriculteurs restent fortement exposés aux aléas pluviométriques, à des saisons de production courtes et à des capacités de stockage et de transformation insuffisantes.
Cela signifie que la production peut augmenter pendant les périodes de récolte, mais chuter rapidement car les récoltes se détériorent ou ne parviennent pas à temps sur les marchés. L'irrigation à petite échelle peut contribuer à stabiliser la production, à prolonger les saisons de culture et à réduire le risque de pénurie d'approvisionnement.
La tomate constitue un bon point de départ, car elle est largement consommée, stratégique pour la sécurité alimentaire et adaptée à la transformation locale. Si le projet aide les agriculteurs à produire de manière plus régulière, il pourrait soutenir les transformateurs, créer des emplois et réduire les importations de produits à base de tomate.
Le défi réside dans la mise en oeuvre. Les systèmes d'irrigation nécessitent un entretien, une gestion de l'eau, la formation des agriculteurs, un accès aux marchés et des liens avec le secteur de la transformation. Si le Niger et l'Italie parviennent à mettre en place un modèle efficace dans ces trois domaines, la culture de la tomate pourrait servir de projet pilote pour une transformation agricole plus large.