Afrique: Patrimoine mondial de l'UNESCO - Le continent en quête d'une juste reconnaissance

À l'approche de la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, qui se tiendra en juillet à Busan, en République de Corée, les États africains ont choisi d'harmoniser leurs positions. Réunis récemment à Dakar dans le cadre d'une rencontre préparatoire, les représentants du continent ont affirmé leur volonté de parler d'une même voix afin de renforcer la présence de l'Afrique sur la prestigieuse Liste du patrimoine mondial.

Invité de la radio Ifrikya Fm et Younès Djama dans le magazine hebdomadaire Rencontre africaine, Oumar Badiane, directeur général du Patrimoine culturel du Sénégal, est revenu sur les enjeux de cette concertation. Il a attiré l'attention sur la faible représentativité du continent africain sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO et appelé à une mobilisation collective pour corriger ce déséquilibre.

Pour Oumar Badiane, la reconnaissance du patrimoine africain constitue un grand enjeu, tant pour la préservation de la mémoire collective que pour le développement culturel, touristique et économique des pays du continent.

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Les discussions prévues à Busan devraient offrir une nouvelle occasion de plaider en faveur d'une meilleure représentativité de l'Afrique au sein du patrimoine mondial de l'humanité. Cette sous-représentation ne traduit en rien l'extraordinaire richesse historique, culturelle et naturelle de l'Afrique. Elle résulte davantage d'un ensemble de contraintes techniques, institutionnelles et financières qui limitent la capacité des États à élaborer, défendre et faire aboutir leurs dossiers de candidature devant les instances de l'UNESCO.

Il observe que « quand on considère la taille de l'Afrique par le nombre de ses États et sa position sur la Liste du patrimoine mondial par rapport à son potentiel, on se rend compte effectivement qu'elle est sous-représentée. Ceci est en train d'être corrigé progressivement ».

Au-delà de ce constat, la rencontre de Dakar a offert aux délégations africaines, l'occasion de rapprocher leurs positions et définir une approche concertée en vue de la session de Busan. L'objectif est de mutualiser les expériences, renforcer les capacités des États et corriger les carences qui freinent encore l'inscription de nombreux sites africains sur la Liste du patrimoine mondial.

Pour Oumar Badiane, la valorisation du patrimoine africain dépasse la seule dimension patrimoniale. Elle participe pleinement à la sauvegarde de l'identité des peuples et constitue un levier de développement culturel, touristique et économique. Les échanges qui se poursuivront à Busan devraient ainsi offrir une nouvelle occasion de défendre une représentation plus conforme à la richesse et à la diversité du patrimoine africain au sein du patrimoine mondial de l'humanité.

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