Sénégal: Couverture en électrification rurale et mise en oeuvre des CND - 6 471 villages encore sans électricité

Sur près de 25 000 villages que compte le Sénégal, 6471 restent encore à électrifier. L'information est donnée hier, lundi 29 juin par le Secrétaire général de de l'Aser. Il prenait part au premier atelier international d'échanges entre pairs consacré à l'électrification rurale comme levier d'accélération de l'action climatique et du développement rural. Cette rencontre est organisée par la Direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts (Dcctefv) du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique

Dans le cadre de la mise en oeuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN) et de la promotion des solutions de développement durable à faible émission de carbone, le Sénégal accueille depuis hier cet atelier international d'échanges entre pairs consacré au rôle de l'électrification rurale dans l'accélération de l'action climatique et du développement rural.

Présentant l'état des lieux de l'électrification rurale, le secrétaire général de l'Aser, Fidèle Isidore Diémé a indiqué que le pays compte près de 25 000 villages pour une population avoisinant les 18 millions d'habitants. « En zone rurale, le nombre de villages qui reste à électrifier est de 6471 avec bien sûr 12 693 qui les sont déjà pour une population d'à peu près 15 millions d'habitants ».

Il a ensuite détaillé les ambitions des pouvoirs publics. « L'objectif du Sénégal est d'arrivée à la couverture d'ici à 2029. Nous avons 844 villages qui doivent être électrifiés par une ligne centrale solaire photovoltaïque pour un montant environ de 92 milliards. Nous avons 1649 localités qui doivent être électrifiées par quête individuelle pour un financement d'à peu près de 5 milliards de francs CFA et nous avons bien sûr des villages, considérés comme les plus nombreux à savoir 3963 qui doivent être électrifiés par extension des réseaux de moins de tension pour un montant pratiquement de 231 milliards de francs CFA. En tout, pour l'accès universel, nous estimons le montant nécessaire à 396 milliards de francs CFA ».

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Face à l'urgence d'améliorer l'accès à l'électricité en milieu rural, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer l'ambition des États, d'améliorer la planification, de mobiliser les financements nécessaires et d'accélérer la mise en oeuvre d'actions concrètes dans les domaines de l'adaptation, de l'atténuation, de l'accès à l'énergie, de la résilience des communautés et du développement durable.

Le directeur de cabinet du ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Dr Bouré Diouf, a souligné que cette rencontre traduit une volonté commune d'apporter des réponses concrètes aux défis climatiques, énergétiques et de développement auxquels le continent africain est confronté.

«L'énergie constitue aujourd'hui l'un des piliers essentiels de cette transformation. Sans énergie accessible, fiable, durable et abordable, il ne peut y avoir ni industrialisation, ni compétitivité économique, ni création d'emplois durables, ni amélioration significative des conditions de vie des populations. L'accès à l'énergie est également devenu un enjeu majeur d'adaptation et de résilience face aux changements climatiques » a-t-il précisé.

Et d'attester : « en développant les énergies renouvelables, notamment le solaire et l'éolien, qui constituent aujourd'hui les principaux moteurs de la diversification de notre mix énergétique, nous construisons progressivement un modèle de développement sombre en carbone, créateur d'emplois verts, favorable à l'innovation et porteur d'opportunités pour les territoires. Cette orientation stratégique contribue non seulement à renforcer notre sécurité énergétique, mais également à améliorer durablement les conditions de vie des populations tout en réduisant notre empreinte carbone ».

Pour l'ambassadrice de Suisse au Sénégal, Tamara Mona, les objectifs climatiques soumis sous l'accord de Paris reflètent des engagements sérieux. Tout autour du monde, les gouvernements doivent désormais transformer cette ambition sur papier en action sur le terrain. Et c'est précisément là que le système multilatéral peigne encore à apporter une réponse concrète et adaptée. « Les obstacles que vous rencontrez, la mobilisation des ressources, cadre institutionnel, engagement des communautés, intégration des infrastructures, ne sont pas propres à un seul pays. Ils sont partagés, en fait. Ce qui varie, c'est le contexte, le point de départ, l'approche » a-t-elle soutenu.

Rappelons que la rencontre est organisée avec l'appui du secrétariat de la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques et prendra fin le 1er juillet prochain,

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