Ile Maurice: La HEC révise les «Open Educational Resources» pendant deux jours

La Higher Education Commission (HEC) a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de l'enseignement supérieur en organisant, hier, au Caudan Arts Centre, un atelier de renforcement des capacités consacré à la révision des Open Educational Resources (OER). Cette formation de deux jours réunit des universitaires et des experts internationaux autour d'un objectif commun : garantir la qualité des ressources éducatives libres développées à Maurice et favoriser leur intégration dans les pratiques pédagogiques.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la science et de la recherche, Kaviraj Sukon, a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître ces ressources. «Il existe une véritable mine d'or. Ces cours sont là pour être utilisés», a-t-il déclaré, invitant les universitaires à intégrer les OER dans leur enseignement et les étudiants à privilégier ces contenus gratuits plutôt que de rechercher des ressources éparses sur Internet.

Le ministre Sukon a rappelé que Maurice est devenu le premier pays africain à collaborer avec OER Africa pour développer une plateforme nationale de ressources éducatives libres. À ce jour, 88 cours complets sont disponibles gratuitement et couvrent plusieurs disciplines, notamment le marketing numérique, la technologie, les sciences de l'éducation et d'autres domaines de formation. Ces contenus sont accessibles non seulement aux étudiants mauriciens, mais également au grand public, aux apprenants de la région et à la communauté internationale.

La commissaire de la HEC, Romeela Mohee, a retracé les quatre années de mise en oeuvre du projet Technology Enabled Learning, mené en partenariat avec le Commonwealth of Learning. Six établissements publics d'enseignement supérieur - l'université de Maurice, l'université de Technologie de Maurice, l'université des Mascareignes, l'Open University of Mauritius, le Mauritius Institute of Education et le Mahatma Gandhi Institute - ont participé à cette initiative, qui a permis la création du dépôt national des OER, officiellement lancé en septembre 2025 lors du 11e Pan-Commonwealth Forum on Open Learning.

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Selon elle, l'objectif est désormais d'aller au-delà du simple stockage des cours. La HEC souhaite rendre la plateforme plus performante, avec un moteur de recherche, l'attribution de badges numériques et, à terme, la transformation de certains cours en micro-certifications (microcredentials). Ces dernières alimenteront le registre centralisé, annoncé dans le Budget 2026- 2027, et contribueront au développement des compétences tout au long de la vie.

Le président du conseil d'administration de la HEC, Ashveen Kumar Kissoonah, a rappelé que le dépôt national représente bien plus qu'une plateforme numérique. Il constitue un outil stratégique destiné à démocratiser l'accès à un enseignement supérieur de qualité, à favoriser le partage des connaissances et à renforcer la collaboration entre les institutions.

L'atelier permettra notamment d'effectuer une évaluation externe des 88 cours afin de s'assurer qu'ils répondent aux normes internationales de qualité, tout en restant adaptés au contexte mauricien.

L'invité d'honneur à cet atelier, le Dr Anthony Lelliott, représentant de OER Africa, en Afrique du Sud, a salué la qualité des ressources développées par Maurice. Il a annoncé qu'un lien vers le portail mauricien sera intégré dès juillet au réseau professionnel d'OER Africa, faisant ainsi de Maurice la première institution africaine à rejoindre officiellement cette nouvelle plateforme de développement professionnel.

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