La Likouala (nord), le plus grand et le plus enclavé des départements du Congo, validait le 22 juin dernier son rapport d'exercice local volontaire, qui consiste à évaluer ses points forts et ses points faibles. Mais à Impfondo, son chef-lieu, avoir de l'eau potable est un casse-tête, même si l'État commence à y construire des forages. Officiellement, 40% des habitants y ont accès à l'eau potable.
Habillé d'une combinaison jaune, Alex est assis sur l'avenue principale d'Impfondo, dans le nord du Congo-Brazzaville. La quarantaine révolue, cet habitant raconte avec nervosité les difficultés du quotidien pour s'approvisionner en eau. « Ce sont des robinets de la Congolaise des eaux qui ne donnent pas suffisamment d'eau. Ça donne petit à petit : aujourd'hui ça peut couler, demain ça ne coule pas. Parfois ça coule deux jours après. La Congolaise des eaux doit s'arranger pour qu'on ait de l'eau à chaque fois », exige-t-il.
Plans B de fortune
Seuls ceux qui ont un certain revenu disposent de pompes, tandis que d'autres habitants ont recours à des puits. C'est le cas de Ghislain, pourtant habitant du centre-ville : « Nous avons même des enfants qui ont parfois des diarrhées. On ignore si ces diarrhées viennent de la qualité de l'eau ou d'autres aliments qu'ils consomment. »
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Mais, de son côté, Michaël, qui vit dans le chef-lieu de la Likouala relativise. « Je crois que cette année, en 2026, il y a eu une nette amélioration en ce qui concerne l'offre d'accès à l'eau potable, parce que l'État a consenti des efforts à travers [la SNPC Société nationale des pétroles du Congo, NDLR], qui a construit des ouvrages d'adduction d'eau potable », affirme-t-il.
Ces ouvrages sont des forages qui ne sont pas présents dans tous les quartiers. Ils fonctionnent grâce à l'électricité et sont touchés par les fréquents délestages.