Afrique: Organisation internationale de la Francophonie - Les candidats désormais auditionnés formellement après 56 ans d'existence

47ᵉ session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) à Paris, consacrée à l'audition des quatre candidats en lice pour le poste de Secrétaire général de l'Organisation internationales de la Francophonie (OIF)

Paris accueille ce mardi 30 juin 2026, une Conférence ministérielle extraordinaire de la Francophonie (Cmf). La rencontre réunit pour la première fois les membres de l'organisation autour d'une audition formelle des candidats au secrétariat général. L'institution a publié l'information sur sa X (anciennement Twitter) - @OIFrancophonie - le 29 juin 2026.

Quatre candidats, dont l'actuelle Secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, se présenteront tour à tour - et durant 45 minutes chacun - devant les ministres des Affaires étrangères des États membres de plein droit, en prélude à l'élection, par les chefs d'État et de gouvernement, du ou de la Secrétaire générale pour la période 2027-2030. Ce, lors du 20e Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement prévu à Phnom Penh, au Cambodge en novembre 2026.

Pour rappel, les candidats du Congo (Juliana Lumumba. fille de l'ancien Premier ministre Patrice-Emery Lumumba), de la Mauritanie (Coumba Bâ, ancienne ministre et diplomate), de la Roumanie (Dacian Cioloș, ancien Premier ministre et ancien commissaire européen) et du Rwanda (Louise Mushikiwabo, secrétaire générale sortante) avaient tous déposés leurs candidatures avant le 14 mai, le deadline fixé alors.

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Sur la toile, les tensions liées à l'élection sont de deux ordres. D'une part, certains observateurs pensent qu'un troisième mandat pour Louise Mushikiwabo est de trop si l'on veut éviter une pérennisation du pouvoir à la tête de l'organisation. D'autre part, la candidature de Juliana Lumumba - face la secrétaire générale sortante - apparaît comme le prolongement de la crise géopolitique et militaire qui oppose la République démocratique du Congo et le Rwanda voisin.

FloryM (@Florymwanim87) est de ceux qui sont dans une logique de mettre fin au pouvoir de la Rwandaise. « Mushikiwabo est d'un pays non francophone et son pays se sert de l'influence de la Francophonie pour continuer à massacrer au Congo et piller les minerais. Nous aurions souhaité voir un autre pays diriger cette institution en lieu et place du Rwanda », écrit-il.

Des détracteurs du Chef de l'État congolais, Félix Tshisekedi, en profitent pour régler des comptes avec lui. « Les sondages montrent que Tshilombo a aligné un poids plume pour humilier encore le nom de Lumumba, comme son père l'a fait en traitant Lumumba de crapaud. Juliana, candidate de Tshisekedi et non de la RDC (nkiadi) », poste Top Kivu (@Topkivu).

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