Afrique: L'Angola considère la session du Conseil exécutif de l'Union africaine comme essentielle

Luanda — L'Angola a jugé, mardi, essentielle la tenue de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine (UA), compte tenu de la nécessité d'approuver le budget de l'organisation pour 2027.

Cette position a été exprimée par le ministre des Affaires étrangères, Téte António, lors de la deuxième réunion du Bureau de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine -- tenue par visioconférence --, où il représentait le Président de la République, João Lourenço.

À cette occasion, Téte António a souligné que cette réunion revêt également une importance capitale en raison de l'urgence de valider les candidatures africaines aux instances internationales et de poursuivre les réformes institutionnelles en cours.

Le responsable a affirmé que l'Angola avait pris acte de la position de l'Égypte concernant le report de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif et de la 8e réunion de coordination semestrielle de l'Union africaine -- initialement prévues en juin -- et a exprimé sa solidarité avec l'État hôte face aux circonstances exceptionnelles ayant motivé cette demande.

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Toutefois, le ministre a insisté sur l'importance de respecter le principe selon lequel les réunions du Conseil exécutif doivent se tenir en juin ou en juillet.

En conséquence, le diplomate angolais a recommandé que la 49e session ordinaire du Conseil exécutif se tienne au cours du mois de juillet.

Selon Teté António, les États membres pourront évaluer le format le plus approprié pour la tenue de la réunion - y compris une option virtuelle - après consultation préalable sur la date la plus convenable.

Concernant la 8e réunion de coordination semestrielle de l'UA, l'Angola a exprimé son soutien à la proposition de l'Égypte de la tenir en octobre, à condition que la réunion se déroule dans des conditions appropriées.

Tété António a rappelé que l'Union africaine avait déjà été confrontée à des circonstances exceptionnelles, ce qui lui a permis d'adopter des solutions adaptées à la situation.

Il a ajouté que la proposition établit un équilibre entre la solidarité avec le pays hôte et la nécessité d'assurer la continuité et l'efficacité des travaux de l'organisation.

À cette occasion, le ministre des Affaires étrangères a également préconisé que la solution faisant consensus au sein du Bureau de la Conférence soit soumise à l'approbation formelle de tous les États membres par la procédure d'approbation tacite, conformément aux recommandations du conseiller juridique de l'Union africaine.

Il a souligné que cette approche garantirait une décision équilibrée et juridiquement solide, susceptible de préserver la dynamique institutionnelle de l'organisation et les intérêts de ses États membres.

Dans son discours, il a réaffirmé l'engagement de l'Angola envers une Union africaine toujours plus forte, capable de relever les défis du continent, et de défendre ainsi les principes de solidarité, de consensus et d'unité qui guident l'organisation.

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