Luanda — La présidente de l'Ordre angolais des scientifiques biomédicaux cliniques et de laboratoire (OBCLA), Joana Quental, a plaidé lundi à Luanda pour un renforcement des mesures de prévention contre le paludisme, en insistant sur le traitement des sols, les incitations à la recherche scientifique et la formation de davantage de professionnels.
Elle a également mis en garde contre la nécessité de réglementer l'exercice de la profession, dénonçant la présence de scientifiques biomédicaux et de stagiaires travaillant sans inscription auprès de l'Ordre.
Dans une déclaration à la presse, à l'issue d'une rencontre avec le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Américo Cuononoca, Joana Quental a indiqué que l'Ordre avait présenté des propositions à la Chambre des lois pour renforcer la lutte contre le paludisme, maladie qui demeure l'une des principales causes de mortalité en Angola.
Parmi les mesures proposées, elle a souligné l'importance de la prévention, notamment par le traitement des sols, le renforcement de la recherche scientifique dans le pays et la formation de spécialistes, conformément aux directives du président de la République relatives à la valorisation des ressources humaines.
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La présidente a salué les efforts du ministère de la Santé dans la lutte contre la maladie, soulignant que le succès des actions entreprises repose sur l'articulation entre prévention, diagnostic et traitement.
« Le ministère de la Santé a fait sa part, et nous, en tant qu'Ordre, avons contribué au diagnostic, car un traitement adéquat n'est possible qu'à partir d'un diagnostic précis », a-t-elle déclaré.
Concernant les conditions des laboratoires et des établissements de santé, Joana Quental a estimé que le pays avait progressé, insistant sur le fait que les résultats dépendent de la coopération entre les différentes institutions du secteur.
Dans le domaine des professions médicales, elle a identifié la réglementation de l'exercice de la profession comme la principale préoccupation.
L'OBCLA, a-t-elle poursuivi, a reçu des plaintes concernant des professionnels biomédicaux et des internes exerçant sans inscription ni carte professionnelle, situation qu'elle a qualifiée de risque pour la qualité des services de santé.
Pour remédier à ce problème, elle a expliqué que l'Ordre menait des visites institutionnelles, des campagnes de sensibilisation et notifiait les établissements employant des professionnels sans inscription requise.
Joana Quental a conclu que le processus de contrôle commence dans les établissements d'enseignement, par la délivrance du permis de stage, document essentiel pour obtenir un permis d'exercice professionnel et pratiquer légalement la profession.