La Côte d'Ivoire a mené à bien son programme économique avec le Fonds monétaire international et a été reclassée dans la catégorie des pays présentant un faible risque de surendettement, devenant ainsi le seul pays d'Afrique subsaharienne à bénéficier de ce statut.
Le Conseil d'administration du FMI a achevé la sixième et dernière révision des accords relatifs à la Facilité de crédit élargie et à la Facilité élargie de financement du pays, ainsi que la cinquième révision de sa Facilité de résilience et de viabilité. Ces approbations permettent de débloquer environ 832,8 millions de dollars pour un décaissement immédiat.
Ce programme, approuvé en mai 2023 pour un montant de 2,6 milliards de DTS, a aidé la Côte d'Ivoire à réduire ses déséquilibres budgétaires et extérieurs, à rétablir la stabilité macroéconomique et à améliorer la viabilité de sa dette. Le gouvernement a atteint tous les objectifs quantitatifs fixés pour fin décembre 2025 ainsi que tous les indicateurs structurels requis pour l'examen final.
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La Côte d'Ivoire a ramené son déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2025, conformément au plafond fixé par l'UEMOA. La dette publique a également diminué en pourcentage du PIB pour la première fois en plus de dix ans. L'analyse de viabilité de la dette réalisée par le FMI et la Banque mondiale a alors fait passer le pays d'un risque modéré à un risque faible de surendettement.
Le FMI table sur une croissance de 6 % en 2026, contre 6,5 % en 2025, la faiblesse de la demande extérieure pesant sur l'activité. L'inflation devrait passer de près de zéro en 2025 à 3,3 % en raison des pressions sur les prix des denrées alimentaires et de l'énergie. Le gouvernement prévoit d'assouplir l'objectif de déficit à 3,8 % du PIB en 2026 avant de revenir au plafond de 3 % fixé par l'UEMOA d'ici 2028.
Points clés à retenir
La nouvelle classification de la Côte d'Ivoire en matière de risque de dette constitue un signal fort pour les investisseurs et les prêteurs. Une notation de faible risque signifie que le pays est considéré comme mieux à même de gérer sa dette sans franchir les seuils de viabilité, même en période de tension. Cela peut renforcer la confiance des marchés, réduire la pression sur l'emprunt et consolider les arguments du gouvernement en faveur d'investissements à long terme.
Ce résultat reflète l'assainissement budgétaire, une meilleure mobilisation des recettes et une gestion active de la dette. Il offre également à la Côte d'Ivoire une base plus solide pour son plan de développement 2026-2030 et son objectif d'atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur. Toutefois, les perspectives comportent encore des risques. La croissance devrait ralentir en 2026, tandis que l'inflation devrait augmenter en raison des coûts des denrées alimentaires et de l'énergie.
La décision d'autoriser une augmentation temporaire du déficit à 3,8 % du PIB donne au gouvernement une marge de manoeuvre pour faire face aux chocs, mais elle implique également que la discipline budgétaire doive être rétablie rapidement. Le véritable défi consistera à déterminer si la Côte d'Ivoire sera capable de maintenir sa croissance, de poursuivre la réduction de sa dette et de tirer parti de l'amélioration de sa position auprès du FMI pour attirer des investissements productifs.