Centrafrique: Frontalière du Soudan, la localité d'Am Dafok visée par une violente attaque

Des hommes armés ont investi la cité située dans la préfecture de la Vakaga, dans le nord-est du pays, à l'aube du mardi 30 juin et en ont pris le contrôle pendant une partie de la journée. Si le bilan de l'attaque reste incertain à ce stade, différentes sources évoquent un assaut meurtrier.

En Centrafrique, une violente attaque a visé la localité d'Am Dafok, frontalière du Soudan, mardi 30 juin. À l'aube, des hommes armés ont investi la ville et semé le chaos, puis des paramilitaires russes de Wagner ont mené des frappes aériennes.

Selon une source locale, les assaillants sont venus du Soudan voisin au petit matin et ont gardé le contrôle de la ville jusque dans l'après-midi, quand des tirs continuaient à être entendus. Les autorités locales ainsi qu'une partie de la population ont trouvé refuge près de la Minusca, la force de l'ONU en Centrafrique, qui a également été prise pour cible. Trois casques bleus du contingent zambien ont été blessés, dont l'un grièvement.

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Dans son communiqué, la mission onusienne dénonce l'attaque d'une coalition d'éléments du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, du Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC) d'Arda Hakouma, et d'autres éléments armés « non identifiés ».

Frappe aérienne

Le réseau téléphonique étant coupé, il était difficile d'avoir un bilan des pertes civiles dans la soirée de mardi, mais une source locale jointe par RFI à Birao, la préfecture de la Vakaga, a assuré qu'il y avait eu plusieurs morts - dont des gendarmes - et de nombreux blessés. Une trentaine de maisons aurait également été incendiées et pillées.

Si l'état-major centrafricain n'a pas communiqué de bilan, celui-ci a assuré qu'une frappe aérienne avait permis de disperser l'ennemi qui « se dissimule » parmi les populations civiles au Soudan.

De son côté, le porte-parole de la rébellion baptisée Coalition des patriotes pour le changement-fondamental (CPC-F), Aboubacar Sidick Ali, a revendiqué avoir fait une dizaine de morts dans le camp du gouvernement et conservé le contrôle d'Am Dafok jusque dans la soirée.

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