Massad Boulos, conseiller principal au Département d'État américain pour les affaires arabes et africaines, et Al-Harith Idriss al-Harith Mohamed, Représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, se sont opposés sur la volonté de Khartoum d'accepter des propositions de paix dans un conflit entre l'armée régulière soudanaise et paramilitaires qui a débuté en avril 2023.
Les déclarations sur le Soudan de Massad Boulos, envoyé spécial américain pour l'Afrique, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, ont irrité Khartoum : Boulos a affirmé, le 27 juin 2026, que le Conseil souverain soudanais a refusé ses propositions pour la paix.
Le ministère soudanais des Affaires étrangères a rectifié ces propos, considérant dans un communiqué que les affirmations de Monsieur Boulos « sont inexactes » et « ne reflètent pas les vraies positions » de Khartoum.
Khartoum se défend
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Khartoum affirme qu'elle a, depuis le début de la guerre, pris en considération d'une manière « positive et responsable » toutes les propositions visant à mette fin à la souffrance des Soudanais.
Elle rappelle qu'elle a signé l'accord de Djeddah en mai 2023, qu'elle a accepté plusieurs trêves humanitaires et qu'elle a elle-même lancé à l'ONU une initiative pour la paix en décembre 2025.
Khartoum a rendu « une réponse positive » à la proposition de l'envoyé américain, a assuré Al-Harith Idriss, le représentant du Soudan auprès des Nations unies : « Monsieur Massad Boulos a affirmé qu'il a reçu ce matin un rejet de ses propositions. Mais Monsieur le président qui suivait en direct cette séance de l'ONU m'a envoyé sa réponse écrite à Massad Boulos. Il semble que Monsieur Boulos n'a pas trouvé le temps pour consulter cette réponse qui comprend le calendrier de retrait modifié, et le rétablissement de la paix. Si ce document ne dévoilait pas la position américaine de ce conflit, j'aurais pu vous le lire. »
Le gouvernement du Soudan a réaffirmé que toute initiative sérieuse pour mettre fin à la guerre devrait s'attaquer aux origines du conflit. En priorité : mettre fin aux aides militaires étrangères aux paramilitaires soudanais ainsi qu'à toute forme de soutien politique et diplomatique qui leur permettraient de continuer leurs opérations militaires et leurs exactions contre les civils.
Le Soudan est depuis le 15 avril 2023 en proie à une guerre opposant l'armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), menées par son ancien allié, le général Mohamed Hamdan Dogolo dit Hemedti.
Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et forcé, au plus fort du conflit, plus de 12 millions de personnes à fuir leur foyer, notamment au Tchad voisin, selon l'ONU.